Site icon Agro Media

Danone : le torchon brûle avec les autorités russes

Danone

Danone parvient à un accord avec les autorités américaines de la concurrence. La réalisation définitive de l’acquisition de WhiteWave est attendue prochainement mais pour y parvenir plus rapidement, Danone a choisi de céder une de ses filiales américaine : Stonyfield.

Après McDonald’s, qui a connu six mois de bras de fer avec les autorités russes, c’est au tour de Danone de subir le courroux de la Russie. Le ministre de l’Agriculture russe a affirmé cette semaine que Danone produisait du lait et des yaourts “de mauvaise qualité”. L’industriel agroalimentaire français exige un démenti par communiqué.

Nikolaï Fedorov est critique avec Danone qu’il accuse sans mâcher ses mots de vendre des produits laitiers de mauvaise qualité et d’être directement responsable de la fermeture des petites laiteries russes. Danone est pourtant sur place depuis plus de 20 ans et ne connaissait jusqu’alors aucune difficulté avec la Russie.

« Dans ces produits étrangers, il y a au maximum 20 % de lait véritable. Le reste, c’est du mélange d’huile de coco et de palmier », a déclaré le ministre décidé à ternir l’image de la société française sur place.

Danone se défend et exige un démenti

Danone n’a pas digéré les critiques. L’entreprise a envoyé une lettre à Fedorov et exige un démenti public. La direction s’est défendue en mettant en avant les rapports des contrôles qualité qui n’ont jamais démontré des défaillances.

Pas de quoi inquiéter les autorités russes qui ont décidé de s’atteler à des vérifications dans les jours qui viennent. Histoire de vérifier que Danone ne sous-traiterait pas à des sociétés qui travailleraient « mal ». Une situation qui en rappelle une autre : McDonald’s.

Nouvelle cible après McDonald’s

Bien décidées à faire payer à McDonald’s les mesures coercitives imposées par les Etats-Unis à la Russie dans le cadre des sanctions prises après le début du conflit en Ukraine, les autorités russes s’en étaient d’abord prises au géant du fast-food américain.

Cinq restaurants avaient été fermés en moins de trois mois. La raison officielle ? Des problèmes de sécurité alimentaire et des rapports complaisants. Plus officieusement, il s’agissait de mettre la pression aux Etats-Unis et d’exercer une sorte d’embargo intérieur sur leurs produits phares, leur symbole à l’international : McDonald’s. La France, nouvelle cible ?

Quitter la version mobile