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Emploi, formation, appprentissage : L’ANIA demande à l’Etat un accompagnement des entreprises de l’alimentation

L’ANIA a exprimé à la Ministre, entre autres, la nécessité pour l’Etat de s’engager à soutenir les entreprises les plus fragilisées par la crise en leur permettant de relancer leur activité progressivement (extension des mesures de soutien accordées aux Cafés – Hôtels – Restaurants).

Lors de son assemblée générale annuelle, l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) a présenté sa stratégie en matière sociale en présence de Muriel Pénicaud, Ministre du Travail.  L’ANIA a placé l’emploi, la formation, l’apprentissage et l’attractivité des métiers au cœur de sa stratégie d’accompagnement des entreprises de l’alimentation. 

Premier employeur de France qui recrute en moyenne chaque année 60 000 salariés (CDI, CDD hors Intérim et saisonniers), l’industrie agroalimentaire (avec 430 000 emplois) a «tenu», pendant la crise, avec un taux d’activité de 75%. «Le dialogue social s’est même renforcé dans les entreprises et au niveau national avec un travail de co-construction avec les partenaires sociaux et employeurs de l’agroalimentaire», explique l’ANIA. «Néanmoins, la crise a généré des surcoûts importants (achats d’équipements de protection, surcoût de transport et logistique, augmentation des prix des matières premières, recours au travail temporaire pour répondre aux pics d’activité et à l’absentéisme,…) et l’impact se fait aujourd’hui sentir notamment pour de nombreuses TPE/PME fournisseurs de la Consommation Hors Domicile (CHD) qui sont soit à l’arrêt ou dans une phase de redémarrage très lente». 

Selon l’Association, les entreprises de l’alimentation et notamment les milliers des TPE/PME ont conscience que la sortie de crise les pousse à investir dans le développement des compétences de leurs salariés et dans la transmission de leurs savoirs notamment par la voie de l’apprentissage. Certaines ont même continué à recruter dans cette période difficile et toutes ont pour objectif la création d’emploi affirme l’Association. Parce que l’ANIA croit en l’excellence de l’insertion par l’apprentissage, elle inscrit le sujet au cœur du Contrat Stratégique de Filière Alimentaire en concertation avec la Coopération Agricole, les représentants des entreprises de la viande et les organisations syndicales salariés. 

«Le potentiel de croissance de notre industrie justifie un plan d’accélération»

Pour relever ces défis, l’ANIA a exprimé à la Ministre, la nécessité pour l’Etat de s’engager à : Soutenir les entreprises les plus fragilisées par la crise en leur permettant de relancer leur activité progressivement (extension des mesures de soutien accordées aux Cafés – Hôtels – Restaurants) ; Soutenir les mesures d’attractivité de recrutement et de développement des compétences pour les salariés ; Supprimer ou réévaluer les dispositifs pesant trop lourdement sur les entreprises notamment le dispositif de bonus-malus sur les contrats courts et la sanction liée au non-respect des entretiens professionnels. 

«L’industrie alimentaire est prête à répondre aux défis de la transformation numérique, de la transition écologique et à s’engager encore davantage vers la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Nous avons la conviction que le potentiel de croissance de notre industrie justifie un plan d’accélération. Un soutien volontariste de l’Etat aux transformations de notre industrie contribuera à une création d’emploi durable» a déclaré Laurent Marembaud, président de la commission sociale de l’ANIA. 

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