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Fralib : Unilever consent à mettre 12 millions d’euros sur la table, mais pas plus.

Arnaud Montebourg espérait bien convaincre Bruno Witvoët, le président d’Unilever France, d’adhérer au projet de reprise d’une partie des salariés de Fralib. Malheureusement, ce ne sera pas le cas.

 

En effet, au terme d’un ultime point d’étape, le géant de l’agroalimentaire a déclaré qu’il ne contribuerait qu’à hauteur de « 12 millions d’euros » à ce projet.

Cette somme proviendrait d’une part de la revente du parc de machines, d’une valeur de 7 millions d’euros, pour un euro symbolique à la  Communauté Urbaine de Marseille (CUM) et d’autre part d’une proposition de « transaction sur la base en moyenne d’un montant de 65 000€ par salarié ». Une fois multipliées par « les 78 salariés sur les 103 » engagés dans le projet de création de SCOP, les indemnités atteignent ainsi 5 millions d’euros.

 

Malgré ces engagements, Unilever a fait à nouveau part de son avis au sujet de ce projet, qui « contient toujours des dispositions qui ne [lui] permettent pas d’être viable ». Par exemple, les salariés souhaitent que le géant de l’agroalimentaire leur cède la marque Eléphant pour 1€ symbolique ou encore qu’il leur sous-traite des volumes pendant plusieurs années.

 

 

Et à ce sujet, Bruno Witvoët a été clair en disant : « Pour nous, le débat est clos. Après la procédure juridique et le temps de la concertation, place maintenant à la reconversion. Le site doit être rendu à son propriétaire en septembre. Il est temps que la décision de justice, celle du 16 mai du TGI de Marseille sur l’évacuation du site illégalement occupé finisse par être respectée de tous et que les autorités jouent leur rôle en se portant garant de notre Etat de droit ».

 

Le président a réaffirmé sa préférence pour l’offre de Sibell, « plus crédible » à ses yeux.

 

Source : agro-media.fr avec AFP.

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