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Les extraits de romarin obtiennent l’approbation finale de l’Union Européenne pour leur emploi en tant qu’antioxydant dans les aliments.

Selon les nouvelles directives 2010/67/EU et 2010/69/EU publiées au journal officiel de la Commission européenne, les extraits de romarin sont désormais inscrits dans la liste des antioxydants alimentaires approuvés par l’Union Européenne. Ils peuvent donc être officiellement utilisés pour améliorer la conservation des produits alimentaires.
La directive 2010/67/EU établit les critères de pureté des extraits de romarin, et la directive 2010/69/EU établit la liste des applications dans lesquelles ils sont autorisés. Cette liste comprend de nombreux produits alimentaires dont les graisses, les huiles, les arômes, les produits carnés, les snacks, les sauces, les pommes de terres déshydratées, les compléments alimentaires…
Les trois principaux producteurs d’extrait de romarin en Europe – Naturex, Raps et Robertet – se sont associées dès 1996 au sein Groupe Européen de Fabricant d’Extraits de Romarin (EREGM) afin de soumettre conjointement un dossier demandant l’enregistrement des extraits de romarin en tant qu’antioxydants alimentaires dans la liste des additifs autorisés par l’Union Européenne.  Les trois sociétés ont financé des études toxicologiques et ont constitué le dossier qui a été remis à l’EFSA pour avis scientifique, première étape du processus d’enregistrement.
Suite à l’avis favorable émis par l’EFSA en 2008, il aura fallu deux ans à la Commission Européenne pour écrire les amendements aux directives européennes et les faire approuver par les états membres.
D’après Baptiste Demur, Chef de Marché « Food Preservation » chez Naturex, « suite à cet enregistrement, la demande en extraits de romarin va fortement augmenter car certaines grandes entreprises agroalimentaires attendaient des clarifications sur leur statut réglementaire pour les utiliser dans leurs produits. »
Jusqu’à présent, les extraits de romarin utilisés pour leurs propriétés antioxydantes étaient essentiellement déclarés comme arômes, la réglementation ne permettant pas de les qualifier d’antioxydants tant qu’ils n’avaient pas été officiellement ajoutés à la liste des additifs approuvés par l’Union Européenne. La récente publication des directives 2010/67/EU et 2010/69/EU régularise cette situation et permet aux industriels de l’agroalimentaire d’utiliser les extraits de romarin en tant que solutions antioxydantes naturelles dans un cadre réglementaire précis et sécurisant.
« Le marché des produits alimentaires « clean label » est en plein croissance, ajoute Baptiste Demur, mais jusqu’à présent la liste des additifs  alimentaires de l’Union Européenne n’offrait que peu de solutions naturelles. Aujourd’hui, les extraits de romarin sont non seulement reconnus comme sûrs et efficaces mais ils bénéficient également d’un étiquetage rassurant pour les consommateurs, dans la mesure où ils peuvent être déclarés indifféremment « antioxydant : extrait de romarin » ou  « antioxydant : E392 »
Enfin, la directive 2010/69/EU établit des règles de dosages  des extraits de romarin dans les applications alimentaires qui ne sont pas fondées sur l’apport total en extrait de romarin mais sur l’apport en en acide carnosique et carnosol, qui sont les deux principaux composés responsables de l’activité antioxydante du romarin.  Cette nouvelle donne oblige les producteurs d’extraits de romarin à garantir les teneurs en actifs de leurs produits, ce que les membres de l’EREGM ont anticipé depuis plusieurs  années déjà. De leur côté, les industriels de l’agroalimentaire devront être attentifs aux teneurs en actifs des extraits de romarin qu’ils utilisent afin de se conformer aux règles de dosages établies par la réglementation.

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