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Un médiateur suffira-t-il à apaiser la colère des éleveurs de chèvres ?

Terra Lacta (anciennement Glac) est le premier collecteur national de lait de chèvre. Depuis le 1er février 2012, il a décidé unilatéralement de réduire de 30€ le prix payé aux éleveurs pour 1 000 litres de lait. Bien entendu, cette décision a déclenché la colère des producteurs qui craignent que les autres industriels ne lui emboîtent le pas. De fait, ils bloquaient depuis mercredi midi le site de production du premier collecteur national de Mareuil-sur-Lay (85). L’action a été organisée par la Fédération nationale des éleveurs de chèvres et a reçu l’aval de la FNSEA et de la FNPL.

La FNSEA a déclaré apporter « tout son soutien aux éleveurs caprins qui expriment leur incompréhension, leur colère, leur désarroi face à la décision unilatérale prise par Terra Lacta ». De son côté, la FNPL a estimé que « le prix du lait payé aux producteurs ne peut être en aucun cas la variable d’ajustement de la politique des entreprises en matière d’investissements, ou de concurrence sur les marchés, ou, pire encore, de servir à boucher les trous quand l’entreprise est en difficulté. Les producteurs refusent de payer la note. C’est à Terra Lacta d’assumer ses choix stratégiques déplorables ».

 

Face à cette situation conflictuelle, Bruno Le Maire n’a eu d’autre choix que de nommer Georges-Pierre Malpel en tant que médiateur. Celui-ci fait partie du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux. La FNPL a salué cette nomination et les producteurs ont levé le blocage du site vendéen. Selon un communiqué du Ministère de l’Agriculture, « Bruno Le Maire réunira également l’ensemble des acteurs de la filière caprine dans les tout prochains jours pour que des mesures concrètes soient dégagées afin que des perspectives durables soient offertes à cette filière pleine d’avenir ».

 

Source : agro-media.fr avec le communiqué de presse du Ministère de l’Agriculture, Agrisalon et AFP.

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