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A quoi ressemblera la filière viande après 2015 ?

2015 sera une année stratégique pour l’ensemble des acteurs de la filière viande française. En effet, elle sera marquée par la fin des quotas laitiers. Or, ces derniers ont redessiné le paysage de l’élevage français, orientant les éleveurs vers la production laitière ou la production de viande.

2015 sera une année stratégique pour l’ensemble des acteurs de la filière viande française. En effet, elle sera marquée par la fin des quotas laitiers. Or, ces derniers ont redessiné le paysage de l’élevage français, orientant les éleveurs vers la production laitière ou la production de viande. En 30 ans, la proportion de vaches allaitantes est passée de 30 à 55% du cheptel.

 

En 1984, la mise en place des quotas laitiers avait alors conduit au déclenchement des mécanismes d’intervention, à la constitution d’importants stocks communautaires de viande bovine congelée, et à l’exportation de carcasses vers les pays tiers, comme la Russie. En 2015, le contexte sera totalement différent.

Après une période d’intensification de la production laitière associée à une décapitalisation des effectifs de vaches laitières dans les régions de déprise, à une augmentation des effectifs dans le croissant laitier, voire à une substitution de vaches laitières/vaches allaitantes au profit des vaches laitières, notamment dans le croissant laitier, une nouvelle structure du cheptel français pourrait se dessiner. Ce phénomène pourrait conduire, à terme, à des apports d’animaux femelles plus irréguliers si le cycle de prix des produits industriels sur les marchés internationaux reste marqué, comme on a pu le constater depuis 2006. Il pourrait aussi déboucher sur une reprise de la baisse structurelle des effectifs de vaches laitières associée à la poursuite de l’augmentation de la quantité de lait produite par vache.

 

Dans l’hypothèse optimiste d’un maintien de la consommation de viande bovine en France, le manque de disponibilités devrait se traduire par une hausse des prix des animaux recherchés par l’industrie de première transformation (abattage-découpe) et de deuxième transformation (produits élaborés), sous le double effet de la réduction de l’offre et de l’augmentation de la qualité.

FranceAgriMer propose deux solutions pour éviter cela :

  • développer la viande de jeunes bovins croisés comme « matière première de substitution »
  • ou encore aboutir à la réflexion d’une « génétique industrielle dans le secteur allaitant ».

 

Source : agro-media.fr avec les communiqués du Sniv-SNCP et de FranceAgriMer.

ParLa rédaction
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