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Agro-écologie : la sélection génétique et l’insémination minimisent l’impact de l’élevage sur l’environnement

L’agro-écologie est au cœur des débats depuis déjà quelques années. Concilier environnement et rendements, le pari des professionnels de l’agroalimentaire.

Agro-écologie : la sélection génétique et l’insémination minimisent l’impact de l’élevage sur l’environnement
L’agro-écologie est au cœur des débats depuis déjà quelques années. Concilier environnement et rendements, le pari des professionnels de l’agroalimentaire.

Un élevage laitier pratiquant l’insémination et utilisant de la semence de taureaux issus des schémas de sélection peut réduire son empreinte environnementale de 7 à 11% en cinq ans, démontre une étude inédite publiée par Allice.

La sélection génomique permet aujourd’hui aux éleveurs de bovins de minimiser leur impact sur l’environnement. Telle est la conclusion à laquelle parvient l’étude publiée par Allice, fédération nationale des coopératives spécialisées dans la reproduction animale et la sélection génétique. Première mondiale, cette étude s’est attachée à mesurer objectivement, par analyse du cycle de vie des produits (lait et viande), les effets bénéfiques de l’usage de taureaux améliorateurs par la voie de l’insémination, en termes notamment de réduction des gaz à effet de serre.

Objectif : réduire ses émissions de CO2

L’étude confirme et évalue la diminution de l’impact environnemental d’un élevage dès lors où y sont employées les technologies et les services aujourd’hui disponibles en matière de sélection des troupeaux. En cinq ans, on estime ainsi qu’un élevage laitier passant de la saillie naturelle à l’insémination par de la semence issue de taureaux sélectionnés (schémas de sélection classique ou sélection génomique) peut réduire son empreinte environnementale de 7 à 11%. Plus faiblement émetteur, un élevage allaitant peut, lui, diminuer son empreinte jusqu’à 2,5%.

L’étude publiée par Allice montre que la sélection génétique des cheptels s’inscrit pleinement dans l’élevage du futur et l’enjeu agro-écologique. Ce moindre impact environnemental des élevages de pointe est essentiellement dû au fait que les éleveurs recourant à la sélection utilisent moins d’animaux pour un même résultat. Autrement dit, il faut moins de vaches pour produire autant de lait ou un même nombre de vaches pour produire plus de lait. L’étude d’Allice a comparé ces modes d’élevages, que ce soit en production laitière ou production de viande, à ceux, plus traditionnels, où la monte naturelle avec un taureau est encore pratiquée.

Renouveler l’agriculture pour répondre au défi de la transition agro-écologique

« En race allaitante, un schéma génétique est huit fois moins impactant qu’un système en monte naturelle, deux fois moins en race laitière », mentionne l’étude dont les données s’intéressent aussi bien au changement climatique (empreinte carbone), à la qualité des eaux (eutrophisation) ou l’acidification de l’atmosphère (pluies acides) que la raréfaction des ressources (énergie, eau, surfaces, etc.). Ainsi les entreprises de mise en place de semence et les entreprises de sélection sont des acteurs de solution pour répondre au défi de la transition agro-écologique avec des pratiques agricoles adossées à la triple performance économique, environnementale et sociale.

ParLa rédaction
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