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Contrefaçon et adultération du safran : Les isotopes comme traceurs de l’origine géographique

Parce qu’il faut près de 200 000 fleurs de crocus pour produire 1 kg de safran, sa rareté et son prix en font une épice particulièrement convoitée et donc malheureusement sujette à la contrefaçon. En France, des contrôles effectués en 2019 par la répression des fraudes (DGCCRF) ont permis d’estimer que seuls 15% des prélèvements de safran étaient conformes. Mais …

Contrefaçon et adultération du safran : Les isotopes comme traceurs de l’origine géographique
Activ’Inside s’est associé avec le CNRS de Lyon, expert dans ce domaine analytique, pour développer une nouvelle méthode d’analyse du safran qui se base sur les isotopes de carbone et d’hydrogène.

Parce qu’il faut près de 200 000 fleurs de crocus pour produire 1 kg de safran, sa rareté et son prix en font une épice particulièrement convoitée et donc malheureusement sujette à la contrefaçon. En France, des contrôles effectués en 2019 par la répression des fraudes (DGCCRF) ont permis d’estimer que seuls 15% des prélèvements de safran étaient conformes. Mais comment s’assurer alors de la naturalité et l’origine géographique du safran ? L’analyse des ratios d’isotopes stables est une méthode reconnue pour déterminer l’origine géographique des produits. En effet, dans des conditions différentes (comme par exemple un terroir, un climat particulier) les ratios isotopiques d’une même molécule peuvent être différents.

Une nouvelle méthode d’analyse du safran

Activ’Inside s’est associé avec le CNRS de Lyon, expert dans ce domaine analytique, pour développer une nouvelle méthode d’analyse du safran qui se base sur les isotopes de carbone et d’hydrogène. «Étudier puis prouver l’authenticité du safran était pour nous un véritable challenge. Nous avons constitué depuis près de 10 ans, une base de données sur les ratios isotopiques des safrans de différentes origines géographiques. Grâce à l’expertise des équipes du CNRS, et à la rigueur de notre biostatisticienne, nous avons analysé puis comparé ces ratios pour mettre en évidence des différences significatives entre les safrans d’origines géographiques différentes. Nous sommes donc désormais capables non seulement de démontrer la naturalité du safran mais également sa provenance», explique Benjamin Moras, Docteur en chimie agro-industrielle.
Prochainement publiés, cette méthode et ses résultats viendront compléter l’expertise analytique d’Activ’Inside et confirmer l’appellation d’origine dont bénéficie déjà son safran Iranien. Leader la caractérisation analytique du safran, la société suit déjà un cahier des charges regroupant 10 tests (test ADN, test de non adultération botanique, test de détection du safranal synthétique, etc.), tous réalisés afin d’assurer une absence totale d’adultération du safran qu’elle propose à ses clients.

ParLa rédaction
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