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En juin, la baisse des exportations a pesé sur l’excédent agroalimentaire français

L’Agreste du Ministère de l’Agriculture a publié en août sa note de conjoncture sur le commerce extérieur agroalimentaire. Ainsi, en juin 2019, dans un contexte de diminution des échanges agroalimentaires en France sur un an, l’excédent commercial atteint 454 millions d’euros. Il diminue donc de 167 millions d’euros par rapport à juin 2018 parallèlement à la forte baisse des …

En juin, la baisse des exportations a pesé sur l’excédent agroalimentaire français
La baisse des importations d’oléagineux et de fruits est particulièrement marquée et concerne plus particulièrement les graines de tournesol, les pommes du Chili mais aussi les abricots d’Espagne.

L’Agreste du Ministère de l’Agriculture a publié en août sa note de conjoncture sur le commerce extérieur agroalimentaire.
Ainsi, en juin 2019, dans un contexte de diminution des échanges agroalimentaires en France sur un an, l’excédent commercial atteint 454 millions d’euros. Il diminue donc de 167 millions d’euros par rapport à juin 2018 parallèlement à la forte baisse des exportations (- 420 millions d’euros) plus importante que celle des importations (- 252 millions).
Le solde des produits agricoles bruts affiche un déficit de 42 millions d’euros et diminue de 55 millions d’euros sur un an sous l’effet de la baisse des exportations de céréales.
Avec 495 millions d’euros, l’excédent commercial en produits transformés recule de 112 millions d’euros par rapport à juin 2018 du fait de la baisse des exportations et plus particulièrement des ventes de vins. L’excédent commercial agroalimentaire diminue avec les pays tiers et surtout avec l’UE.
«Avec les pays tiers, l’excédent s’établit à 631 millions d’euros, en baisse de 10 millions d’euros par rapport à juin 2018 parallèlement à des exportations qui ont reculé de 129 millions d’euros sur un an (- 7%).
Cette baisse concerne pour 55% les produits transformés (- 71 millions) en lien avec des ventes de vins en diminution (- 62 millions) principalement vers l’Asie», explique l’Agreste.

La baisse des exportations atteint 290 millions

Cependant, la baisse des importations de produits transformés (notamment des produits issus de la pêche et des tourteaux de soja) est plus importante (avec – 80 millions d’euros) note l’Agreste. Les échanges commerciaux de produits bruts sont tirés vers le bas par les exportations (- 58 millions et – 20% sur un an) parallèlement à des ventes de céréales peu dynamiques (principalement en ce qui concerne le blé tendre à destination de l’Algérie).
Cette diminution fait plus que compenser le recul des achats de produits bruts (- 39 millions soit – 8 % sur un an), notamment d’oléagineux et de fruits en provenance d’Amérique du Sud.
Au total, le déficit commercial en produits bruts diminue de 19 millions et l’excédent des échanges de produits transformés augmente de 9 millions d’euros sur un an.
Avec l’Union européenne, le solde des échanges est déficitaire, à – 177 millions d’euros (- 157 millions sur un an) et pâtit principalement de la baisse des ventes pour quasiment tous les produits transformés, accentuée par le recul des exportations de céréales, de fruits et d’animaux vivants.
Ainsi, la baisse des exportations atteint 290 millions (- 9% sur un an) et ne peut être compensée par celle des importations (- 133 millions soit -4% sur un an).
Sur le premier semestre de 2019, l’excédent agroalimentaire atteint 3,8 milliards d’euros, en hausse de 0,7 milliard d’euros par rapport à 2018 dont 57% concerne l’amélioration du solde commercial en produits bruts. Avec les pays tiers, l’excédent gagne 0,8 milliard d’euros.
En juin 2019, le solde des échanges de produits agricoles bruts est déficitaire pour le deuxième mois consécutif, à – 42 millions d’euros. Il se creuse ainsi de 55 millions d’euros par rapport à juin 2018. Cette évolution résulte principalement de la diminution de l’excédent avec l’UE (- 36 millions d’euros sur un an) mais aussi avec les pays tiers (- 19 millions).

Baisse des importations d’oléagineux et de fruits

Les exportations (1 milliard d’euros) reculent de 122 millions d’euros (- 10% par rapport à juin 2018). En particulier, la valeur des expéditions de céréales, principalement de blé tendre et dans une moindre mesure de maïs, diminue sur un an de 94 millions d’euros (- 19%) parallèlement à des quantités exportées en recul d’une année sur l’autre (- 0,7 million de tonnes pour le blé tendre et – 0,1 million de tonnes pour le maïs).
Les importations (près de 1,1 milliard d’euros) diminuent de 67 millions (- 6 % par rapport à juin 2018). La baisse des importations d’oléagineux et de fruits est particulièrement marquée (- 28 millions d’euros dans les deux cas) et concerne plus particulièrement les graines de tournesol et les pommes en provenance du Chili mais aussi les abricots d’Espagne.
Sur le premier semestre 2019, le solde commercial en produits bruts a augmenté de 0,4 milliard par rapport à 2018. Cette évolution est pour une large part la conséquence de l’amélioration des échanges avec les pays tiers (80 %).
L’excédent des échanges de produits transformés atteint 495 millions d’euros en juin 2019 (- 112 millions d’euros par rapport à juin 2018). Sur un an, la dégradation de l’excédent commercial concerne exclusivement les échanges avec les pays de l’UE (- 121 millions d’euros).
Les exportations (3,8 milliards d’euros) diminuent de 297 millions d’euros sur un an (- 7%). Les ventes de vins reculent de 92 millions du fait de la baisse de la demande en provenance d’Asie (Hong Kong, Singapour, Chine) mais aussi de nos principaux clients européens (Royaume-Uni et Allemagne).
De même, les ventes de la majeure partie des autres produits trans- formés apparaissent en baisse à l’exception des spiritueux, de la viande porcine et des produits issus de la seconde transformation des céréales.
La valeur des importations (4,1 milliards d’euros) diminue de 186 millions d’euros sur un an (- 5%). Les baisses notables concernent les boissons en général (- 35 millions), mais aussi les produits issus de la pêche et les préparations à base de fruits et légumes (- 29 millions à chaque fois). Sur le premier semestre, l’excédent des échanges de produits transformés a augmenté de 12% sur un an.

ParLa rédaction
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