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Entremont, l’objectif zéro licenciement s’éloigne.

Le groupe Sodiaal, nouveau propriétaire d’Entremont, avait donné jusqu’au 31 août dernier aux 104 salariés des ateliers de préemballé et d’affinage d’Entremont pour accepter ou non un reclassement au sein des autres unités du groupe agroalimentaire laitier. Or, seuls 60% d’entre eux ont émis deux vœux de reclassement, puisque telle était la procédure,

Le groupe Sodiaal, nouveau propriétaire d’Entremont, avait donné jusqu’au 31 août dernier aux 104 salariés des ateliers de préemballé et d’affinage d’Entremont pour accepter ou non un reclassement au sein des autres unités du groupe agroalimentaire laitier. Or, seuls 60% d’entre eux ont émis deux vœux de reclassement, puisque telle était la procédure, alors que l’objectif de Sodiaal était clair : zéro licenciement.

  • L’objectif « 0 licenciements » sera difficilement atteint.

Le responsable de la communication du groupe laitier Sodiaal, Jacques Caillaud, rappelait cependant à nos confrères du Télégramme que la direction avait ouvert 250 postes pour ces 104 salariés. 5 d’entre eux ayant d’ores et déjà quitté le site de Carhaix pour celui de Guingamp, c’est 99 salariés restants qui se sont vus soumettre différentes offres de reclassement, principalement sur les sites de Guingamp, Glomel et Loudéac, mais également à Quimper et Carhaix, dans une moindre mesure. Selon Jean-Claude Fauvel de la CFDT, il devrait rester une douzaine de personnes pour qui aucune solution n’a encore été trouvée. En effet, outres les reclassements internes précédemment évoqués, certains salariés d’Entremont ont opté pour des solutions externes, des départs volontaires ou encore pour des créations d’entreprises. L’objectif de la direction de Sodiaal paraît donc difficilement tenable.

  • Vers une deuxième vague de propositions.

C’est pourquoi, d’après un délégué CGT, d’autres propositions devraient être rapidement faites aux 40% de salariés n’ayant pas accepté de reclassement, d’autant plus rapidement que la fermeture de deux ateliers d’Entremont est maintenue aux mois d’octobre et novembre. Une cellule de reclassement pourrait alors être mise en place, pour tenter de trouver des solutions. Actuellement, les salariés d’Entremont défilent tour à tour dans les bureaux de la direction pour répondre aux propositions effectuées. Et cela laisse une ambiance pesante, « un goût amer » pour les salariés, selon les propos du délégué CGT.

ParLa rédaction
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