Et si l’avenir de l’agriculture résidait dans un compromis entre bio et conventionnel ?
Alors qu’il est souvent reproché à l’agriculture biologique, de par ses rendements plus faibles, de ne pas pouvoir nourrir la population mondiale, l’agriculture conventionnelle se voit quant à elle reprocher ses conséquences néfastes sur l’environnement et la santé humaine.
Alors qu’il est souvent reproché à l’agriculture biologique, de par ses rendements plus faibles, de ne pas pouvoir nourrir la population mondiale, l’agriculture conventionnelle se voit quant à elle reprocher ses conséquences néfastes sur l’environnement et la santé humaine. Finalement, la solution ne serait-elle pas un compromis entre ces deux types d’agriculture ?
Voilà la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs canadiens et américains à l’issue de leur méta-analyse de la littérature scientifique comparant agricultures conventionnelle et biologique, parue dans la revue britannique Nature.
Ils se sont aperçus que les rendements en agriculture biologique peuvent effectivement être très diminués, jusqu’à -34% pour les céréales. En revanche, les performances du bio sont meilleures pour les fruits, les légumes et les oléagineux, même si elles restent inférieures au conventionnel. En moyenne, le bio n’attend que 75% des rendements de l’agriculture conventionnelle, soit une perte de 25%.
Conclusion : « pour parvenir à une sécurité alimentaire durable, il faudrait sans doute utiliser les différentes techniques (conventionnelle, organique, voire hybride) pour produire plus de nourriture à des prix accessibles, assurer le revenu des agriculteurs et réduire les coûts environnementaux ».
Autrement dit, à chaque culture son type d’agriculture !
Pour Jonathan Foley, de l’université du Minnesota, aucun doute : « On peut vraiment créer un système alimentaire durable, en combinant les pratiques bio et conventionnelle afin de maximiser la production alimentaire en réduisant l’impact environnemental ».
Source : agro-media.fr avec AFP.
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