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Europe/Etats-Unis : les points de vue divergent sur la viande clonée.

Une étude menée par le professeur Sean Fox, de l’université de l’Etat du Kansas aux Etats-Unis, met en lumière les différences d’opinion sur la consommation de viande issue d’animaux clonés entre les américains et les européens. Les résultats suggèrent que la viande clonée est moins bien acceptée en Europe qu’outre-Atlantique.

Une étude menée par le professeur Sean Fox, de l’université de l’Etat du Kansas aux Etats-Unis, met en lumière les différences d’opinion sur la consommation de viande issue d’animaux clonés entre les américains et les européens. Les résultats suggèrent que la viande clonée est moins bien acceptée en Europe qu’outre-Atlantique. Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe de chercheurs a interrogé des étudiants en agriculture, en anglais et en sociologie à l’université du Kansas et a comparé leurs réponses à celles données par des élèves irlandais de l’University College Dublin en cursus agricoles et par des élèves français de l’Ecole supérieure d’Agriculture de Purpan, en France. Les questions portaient sur les opinions et la possibilité d’achat et de consommation de viande issue d’animaux clonés par les étudiants. Sean Fox et son équipe ont déduit de leurs résultats que les européens étaient bien plus méfiants vis-à-vis du clonage. En effet, les étudiants français et irlandais déclarent en plus faible proportion que les américains qu’ils seraient prêts à acheter de la viande clonée. Et les motifs de refus sont également différents : pour les européens, c’est une question d’éthique et de morale, alors que lorsque les américains refusent c’est en raison d’un risque pour la sécurité sanitaire de ces aliments. De fait, le refus des premiers était bien plus ancré que celui des seconds. Les femmes ont moins confiance dans ces produits que les hommes, et les scientifiques (étudiants en agriculture) seraient moins méfiants que les autres. Bien que ces résultats ne puissent pas être généralisés à l’ensemble de la population, ils permettent néanmoins d’avoir un aperçu des points de vue divergents entre européens et américains sur la sensible question du clonage.

ParLa rédaction
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