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Impartialité dans la gestion du dossier DOUX ?

Alors que Philippe Mangin, le président du groupement des coopératives agricoles et agroalimentaires de France, déplore que la faillite du groupe Doux soit traitée par le tribunal de commerce de commerce de Quimper et non pas par Bercy, une suspicion de conflit d’intérêt vient peser sur la gestion du dossier DOUX.

Alors que Philippe Mangin, le président du groupement des coopératives agricoles et agroalimentaires de France, déplore que la faillite du groupe Doux soit traitée par le tribunal de commerce de commerce de Quimper et non pas par Bercy, une suspicion de conflit d’intérêt vient peser sur la gestion du dossier DOUX.

Dans un premier temps, le tribunal de commerce de Quimper a refusé la proposition d’une reprise globale de groupe Doux faite par Sofiprotéol, préférant la séparation du pole frais des autres activités du groupe, comme le souhaitait Charles Doux. Cette décision a été vivement critiquée par les syndicats et par plusieurs acteurs de la filière, tels que Philippe Mangin, Michel Prugue, le président du groupe coopératif Maïsadour et de la Confédération française de l’aviculture ou encore Xavier Beulin, président de Sofiprotéol.

 

Groupe Doux

 

Aujourd’hui, ce ne sont plus uniquement les compétences du tribunal quimpérois qui sont discutées mais son impartialité est aussi mise en doute. Ces doutes portent sur 7 des 16 juges consulaires, qui se trouveraient en position de conflit d’intérêt dans ce dossier. En effet, un haut dirigeant du volailler fait partie de l’effectif du tribunal, bien que Doux assure que ce responsable n’est plus juge. Un autre se trouve être co- gérant d’un cabinet d’expertise comptable en lien direct avec le volailler : il est depuis plus de vingt ans un des principaux commissaires aux comptes du groupe Doux. De plus, le Télégramme révèle que quatre des cinq autres juges soupçonnés de conflit d’intérêt « dirigent ou auraient dirigé des entreprises en lien avec l’industrie agroalimentaire et même, parfois, directement avec la filière volaille ». Le quotidien Breton déplore que les juges consulaires ne soient pas tenus de déposer de déclaration publique d’intérêts.

 

Sources : agro-media, APF, le Télégramme.

ParLa rédaction
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