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Industrie agroalimentaire : 150 entreprises s’expriment sur leur situation économique et financière

«Le secteur alimentaire français offre un potentiel de développement et de croissance important. Premier pays européen, en termes nombre d’entreprises, la France comporte toutefois presque deux fois moins d’ETI-Grandes entreprises alimentaires que l’Allemagne», analyse Stephane Dahmani, directeur Économie de l’ANIA, l’Association Nationale des Industries Agroalimentaires. Celle-ci vient de publier les résultats d’une enquête portant sur la situation économique et …

Industrie agroalimentaire : 150 entreprises s’expriment sur leur situation économique et financière
Plus de 150 entreprises se sont exprimées sur leurs freins financiers, leur modèle économique (orientation de l’investissement, innovation) et sur les facteurs pouvant obérer leur potentiel de croissance.

«Le secteur alimentaire français offre un potentiel de développement et de croissance important. Premier pays européen, en termes nombre d’entreprises, la France comporte toutefois presque deux fois moins d’ETI-Grandes entreprises alimentaires que l’Allemagne», analyse Stephane Dahmani, directeur Économie de l’ANIA, l’Association Nationale des Industries Agroalimentaires. Celle-ci vient de publier les résultats d’une enquête portant sur la situation économique et financière du 1er secteur industriel français.

Un besoin de croissance important

L’ANIA a en effet réalisé une enquête de terrain destinée à appréhender de la manière la plus fine possible les différents modèles de financement et d’activité des entreprises alimentaires, toutes tailles et secteurs d’activité confondus. Au global, plus de 150 entreprises se sont exprimées sur leurs freins financiers, leur modèle économique (orientation de l’investissement, innovation) et sur les facteurs pouvant obérer leur potentiel de croissance. Ainsi, des entreprises, le plus souvent familiales (70% des répondants) et de petite taille (83% de TPE-PME), expriment un besoin de croissance important, avec comme préalable indispensable la nécessité d’un environnement réglementaire stable et prévisible.
Les entreprises de taille modeste sont significativement plus nombreuses à ouvrir leur capital, ce qui leur offre un développement plus rapide rapporte l’association. Le financement bancaire et l’autofinancement restent les sources de financement privilégiées par les entreprises. Cependant, les entreprises de taille moins importante ont rappelé l’importance qu’elles accordaient au financement public (CIR, aides publiques, avances remboursables…), tandis que les ETI- GE sont relativement plus nombreuses à privilégier des financements alternatifs (financement de marché notamment).

Des difficultés au financement pour des activités liées à l’innovation

Concernant leur stratégie d’investissement, les entreprises alimentaires apparaissent globalement tournées vers l’innovation, avec toutefois des disparités par taille d’entreprises, les ETI-GE privilégient en effet davantage des investissements de modernisation. Enfin, parmi les freins à la croissance identifiés, les TPE-PME sont plus nombreuses à signaler des difficultés de financement, notamment pour des activités liées à l’innovation. Cependant, pour cette catégorie d’entreprise, les difficultés de recrutement apparaissent de loin comme le 1er facteur handicapant leur croissance. Pour les ETI-GE, la difficulté à s’adapter à des marchés extérieurs exigeants en termes de coûts, mais également les relations commerciales tendues (liens avec la GMS) sont le plus fréquemment citées comme facteur pénalisant leur activité.
Si, d’un point de vue quantitatif, le financement n’apparaît pas comme un frein majeur à la bonne tenue de l’activité des entreprises alimentaires, il joue un rôle fondamental dans la croissance de ces dernières, notamment d’un point de vue qualitatif (orientation des investissements, du business model, sélectivité des projets).
Le financement des IAA apparaît multiforme et varié, tout comme les besoins des entreprises : Les TPE/PME répondantes s’expriment davantage sur des problématiques liées au marché domestique : recrutement, attention importante apportée sur les dispositifs publics de financement, qui doivent être rendus plus simples d’accès pour les entreprises, notamment pour des activités d’innovation. Les ETI/GE répondantes s’expriment davantage sur des problématiques liées à la concurrence sur les marchés extérieurs, notamment sur des facteurs de coût. La diversité des outils de financements en France permet d’apporter des éléments de réponse à ces différents besoins, à la condition qu’ils soient bel et bien identifiés par les entreprises.

ParLa rédaction
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