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La Bretagne, deuxième région française productrice de légumes.

Tant en conserve qu'en surgelé, la Bretagne occupe la seconde place en France pour le légume industriel. Elle accueille des poids lourds de la spécialité, français mais aussi belges. Cinquante ans après la création de l'interprofession (Unilet), les légumes en conserve et surgelés ont vécu une révolution et pris un temps d'avance sur d'autres secteurs d'activité.

Tant en conserve qu’en surgelé, la Bretagne occupe la seconde place en France pour le légume industriel. Elle accueille des poids lourds de la spécialité, français mais aussi belges. Cinquante ans après la création de l’interprofession (Unilet), les légumes en conserve et surgelés ont vécu une révolution et pris un temps d’avance sur d’autres secteurs d’activité. La contractualisation, qui fait débat aujourd’hui dans le domaine laitier, est entré dans le légume industriel en 1961. « Industriels et producteurs s’engagent à chaque campagne sur des prix, des volumes et des calendriers de production », explique le morbihannais Pierre Sifflet. Vice-président d’Unilet, le Breton est aussi le directeur de la stratégie et des services du groupe Cecab, plus connu par sa marque commerciale D’Aucy. Selon lui, les partenariats noués entre des entreprises bretonnes et des leaders européens belges consolident le positionnement des opérateurs bretons sur le marché et l’ancrage de la production légumière en Bretagne. 

Evoquant le 50e anniversaire d’Unilet, Pierre Sifflet souligne les effets positifs de la contractualisation qui permet aux deux parties, industriels et organisations de producteurs, de coller aux attentes du marché. A la veille de chaque campagne, la production de haricots verts, épinards, petits pois, flageolets, brocolis et autres choux-fleurs est planifiée avec rigueur. « Nous devons, en 40 jours, répondre aux besoins d’une année de consommation », explique Pierre Sifflet.

En un demi-siècle, la productivité des usines a, elle aussi, gravi bien des marches. « En 1961, la fabrication d’une boîte familiale de petits pois correspondait à cinq heures de Smic, indique Pierre Sifflet. Aujourd’hui, elle est tombé à neuf minutes, ce qui a permis de baisser significativement les prix pour le consommateur ».

La Bretagne (4 000 salariés, 25 000hectares de cultures) accueille sur son territoire des grands noms de la spécialité : la Cecab de Theix (56), Triskalia (ex-Coopagri Bretagne) de Landerneau, Kerlys (groupe Intermarché) à Locoal-Mendon (56), ainsi que les belges Ardo (ex-Siale d’Unicopa) à Gourin (56) et Dujardin (ex-Potagère) au Moustoir (22). Récemment, la Cecab s’est rapprochée du belge PinguinLutosa dans le légume surgelé et Triskalia de Bonduelle pour le légume surgelé à marque distributeur… « La Bretagne est aujourd’hui solidement structurée pour aborder des marchés devenus européens », estime Pierre Sifflet.

Source : Le Télégramme.

ParLa rédaction
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