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Le végétal au cœur des engagements alimentaires

C’est la requête des présidents de l’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) et du Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes (CTIFL), Laurent Grandin et Jacques Rouchaussé, qui ont été reçus par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume. Interfel demande en effet que l’Etat mette enfin le végétal au cœur des engagements alimentaires par un plan …

Le végétal au cœur des engagements alimentaires
Interfel demande une approche spécifique consacrée aux fruits et légumes frais.

C’est la requête des présidents de l’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) et du Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes (CTIFL), Laurent Grandin et Jacques Rouchaussé, qui ont été reçus par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume. Interfel demande en effet que l’Etat mette enfin le végétal au cœur des engagements alimentaires par un plan stratégique filière qui réponde aux enjeux de santé publique et environnementaux. Les présidents ont confirmé au ministre qu’ils soutenaient pleinement son initiative annoncée de mettre en œuvre une conférence sur l’alimentation au plus tard à l’automne prochain mais qu’une approche spécifique devait être consacrée aux fruits et légumes frais. 

Un meilleur équilibre de notre consommation vers les productions végétales

La filière avait déjà pris de nombreux engagements en faveur de la biodiversité et de l’environnement dans le cadre de son plan stratégique déposé et validé par le Président de la République et le ministre de l’Agriculture. «La crise a démontré que les engagements pris dans ce plan étaient d’autant plus pertinents et nécessitent un indispensable plan d’accompagnement des pouvoirs publics, pour la mise en œuvre d’une véritable politique en faveur d’un meilleur équilibre de notre consommation vers les productions végétales» explique Interfel dans un communiqué. 

La filière a réaffirmé que pour répondre aux enjeux de santé publique et d’environnement, il était indispensable d’obtenir un soutien de la production par la recherche de gain de compétitivité de l’offre française et sa diversification. «Il faut également assurer une approche cohérente européenne en termes de réglementation afin de maintenir des échanges favorisant toute l’année une accessibilité suffisante des fruits et légumes à l’ensemble de la population. Cette crise a montré la capacité d’adaptation et d’organisation de la filière, en bref sa résilience afin de maintenir son potentiel de production, de commercialisation et de consommation. Cependant, si les tendances constatées depuis plus de dix ans, de recul permanent de la production n’étaient pas enrayées, une crise future du même ordre ne permettrait plus à la filière de trouver ces solutions» estime Interfel. 

Un réel effort en matière de recherche et d’expérimentation

La filière reste tournée vers une transition agro écologique qu’elle juge stratégique et que le ministre de l’Agriculture met en avant en termes de santé, d’environnement et de résilience alimentaire. Toutefois, toujours selon Interfel, l’insuffisante cohérence entre les ambitions, les déclarations et les moyens pourrait réduire à néant ces orientations en post crise qui estime que «Les solutions ne peuvent être trouvées et rendues opérationnelles sans un réel effort en matière de recherche et d’expérimentation et sans un accompagnement de la société comprenant un large plan d’information des consommateurs. Il est venu le temps de mettre en cohérence les attentes sociétales en matière d’alimentation, d’environnement et de santé avec les investissements dans des filières qui répondent véritablement à ces enjeux». 

ParLa rédaction
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