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L’enfer des Saint-Jacques chiliennes.

Le 11 mars dernier, le tsunami japonais à causé de très lourd dégâts à 17 000 km de côtes nippones, de l’autre côté de l’océan pacifique, au Chili. La baie de Tongoy, à 450 km au nord de Santiago, était le cœur de production de la Saint-Jacques au Chili, l'un des premiers producteurs mondiaux.

Le 11 mars dernier, le tsunami japonais à causé de très lourd dégâts à 17 000 km de côtes nippones, de l’autre côté de l’océan pacifique, au Chili. La baie de Tongoy, à 450 km au nord de Santiago, était le cœur de production de la Saint-Jacques au Chili, l’un des premiers producteurs mondiaux. 24 heures après le séisme, le Chili a levé l’alerte tsunami, sans victime « ni dégâts significatifs », selon les autorités. Mais la puissance des vagues était réelle : les blocs de béton d’une tonne qui maintenaient les filets de coquilles ont été détruits. « Jamais on n’aurait imaginé que cela ferait tant de dégâts […] Mais ce n’était pas une vaguelette, c’était un courant sous-marin qui a laissé tout sens dessus-dessous », déplore Eduardo Briones, conchyliculteur de Tongoy. Entre 50 et 100% de la production chilienne de Saint-Jacques aurait ainsi été dévastée. Les pertes s’élèveraient à 3 milliards de pesos (4,4 millions d’euros). Soumis depuis des années à la concurrence de son voisin péruvien, premier fournisseur de marchés européens en coquilles Saint-Jacques, ce coup du sort pourrait bien détruire toute l’économie du secteur au Chili. Nombre de conchyliculteurs envisagent une reconversion.

ParLa rédaction
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