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Les acteurs de la chaîne agroalimentaire de l’UE-28 font une proposition en vue d’un Brexit sans accord

Le Copa et la Cogeca, le CELCAA et FoodDrinkEurope, au nom de l’ensemble de la chaîne agroalimentaire de l’UE, reconnaissent les nombreux efforts consentis par les équipes de négociations de l’UE et du Royaume-Uni pour obtenir un accord de retrait et finaliser la déclaration politique. Toutefois, ces derniers se disent toujours confrontés à un manque de certitude quant au …

Les acteurs de la chaîne agroalimentaire de l’UE-28 font une proposition en vue d’un Brexit sans accord
Les parties prenantes de la chaîne agroalimentaire de l’UE réitérent leurs préoccupations quant à la possibilité d’un Brexit sans accord. ©Pixabay

Le Copa et la Cogeca, le CELCAA et FoodDrinkEurope, au nom de l’ensemble de la chaîne agroalimentaire de l’UE, reconnaissent les nombreux efforts consentis par les équipes de négociations de l’UE et du Royaume-Uni pour obtenir un accord de retrait et finaliser la déclaration politique. Toutefois, ces derniers se disent toujours confrontés à un manque de certitude quant au processus du Brexit et, cette semaine, les parties prenantes de la chaîne agroalimentaire de l’UE ont réitéré leurs préoccupations quant à la possibilité d’un Brexit sans accord.

Une période de transition souhaitée

C’est dans cette optique que, lors d’une réunion avec Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, et dans une lettre conjointe de suivi signée par les trois organisations, les représentants de la chaîne agroalimentaire de l’UE ont souligné qu’un Brexit ordonné, incluant une période de transition, restait la seule solution viable pour empêcher que la sortie du Royaume-Uni de l’UE n’ait de répercussions majeures sur la chaîne agroalimentaire. L’UE devrait toutefois se préparer à l’éventualité d’une absence d’accord. Les entreprises, les agriculteurs et les coopératives agricoles des deux côtés de la Manche travaillent sur des mesures d’urgence et de préparation. Selon la lettre commune, «ces mesures n’empêcheront pas une perturbation significative des chaînes d’approvisionnement en cas de non-accord. Les petits opérateurs éprouveront des difficultés à se préparer convenablement, car ils seront confrontés pour la première fois à des procédures d’exportation et ils ne disposent pas des ressources nécessaires».

Envisager des mesures d’urgence unilatérales spécifiques au secteur agroalimentaire

Le Copa et la Cogeca, le CELCAA et FoodDrink Europe appellent donc les institutions européennes à envisager des mesures d’urgence unilatérales spécifiques au secteur agroalimentaire. En cas de non-accord, «les répercussions seraient immédiates et graves». Dans leur lettre conjointe, les représentants de la chaîne agroalimentaire énumèrent un ensemble de mesures concrètes en matière de douanes, d’étiquetage, de sûreté alimentaire et de transport qui pourraient atténuer l’impact d’un Brexit sans accord sur les entreprises le jourJ. La lettre commune invite également les institutions de l’UE à réfléchir avec soin à des ajustements aux marchés agricoles et à préparer des politiques de soutien et des fonds d’urgence pour faire face rapidement à tout événement imprévu.
En outre, le secteur agroalimentaire «invite la Commission à trouver des solutions à l’échelle de l’UE en encourageant les États membres à se coordonner et à se soutenir mutuellement (…) afin d’éviter les distorsions des flux commerciaux. En cas de non-respect aux frontières, la Commission devrait garantir aux opérateurs des règles du jeu équitables face aux procédures douanières».

Le secteur agroalimentaire, l’un des secteurs les plus touchés par la sortie du Royaume-Uni de l’UE

Il ne fait aucun doute que le secteur agroalimentaire pourrait être l’un des secteurs les plus touchés par la sortie du Royaume-Uni de l’UE en raison des chaînes d’approvisionnement hautement intégrées et du volume élevé de produits périssables échangés. En2017, les exportations agroalimentaires de l’UE-27 vers le Royaume-Uni se sont élevées à 41 milliards d’euros, tandis que les exportations britanniques vers l’UE ont atteint 17 milliards d’euros. Qui plus est, ces échanges commerciaux,et les entreprises qui sont derrière, emploient quelque 44 millions de personnes dans l’UE-28.

ParLa rédaction
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