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Les canettes refermables, c’est du sérieux.

Franck Lucas a investi trois millions d’euros et consacré plus de trois ans de développement dans sa société 3L Distribution, dédiée à l’innovation, à propos d’un seul produit : un système d’ouverture et fermeture des boîtes-boissons.

Franck Lucas a investi trois millions d’euros et consacré plus de trois ans de développement dans sa société 3L Distribution, dédiée à l’innovation, à propos d’un seul produit : un système d’ouverture et fermeture des boîtes-boissons. Autant dire qu’il croit en son produit :

  • « c’est le premier système intégré qui, par sa parfaite étanchéité et son système de dégazage, présente les mêmes avantages qu’un bouchon à vis sur une bouteille et permet de refermer et transporter en toute sécurité une canette », argumente-t-il.

Il faut dire que d’autres avaient déjà lancé le concept auparavant, comme Ball Packaging Europe, qui a déjà conçu un système adopté par Coca-Cola sur ses canettes de boissons énergisantes Burn trois ans auparavant. Mais Frank Lucas assure que son propre dispositif est bien plus performant.

  • Protégé par plusieurs brevets, ce dernier est constitué de trois pièces en polypropylène (PP) et styrène-butadiène-styrène (SBS). Elles sont pour le moment assemblées par clipsage mais le seront bientôt par soudure aux ultrasons, afin d’être indémontables, sur la coupelle « qui doit être abaissée pour tenir compte de l’épaisseur du système ».
  • Une languette sécable, témoin d’inviolabilité, gage de sécurité et d’hygiène est intégrée dans le capot supérieur.
  • Une fois la languette ôtée, il suffit de relever une pièce mobile vers l’avant puis de la repousser vers l’arrière afin de dégager complètement l’ouverture.

« L’écoulement du liquide est quasiment le même qu’avec une canette standard et bien meilleure qu’avec le système de Ball », s’enorgueillit Franck Lucas. Le dispositif permet l’étanchéité de la canette, « qui permet de conserver le gaz jusqu’à quatre mois », soutient l’entrepreneur. L’invention supporterait également la pasteurisation.

Enfin, le système est parfaitement industrialisable : « nous avons travaillé avec le centre de recherches d’Alcan, aujourd’hui Constellium, ainsi que, pendant plusieurs mois, avec un fabricant de boîtes-boissons ». Le tout à haute cadence et à faible coût. « Avec notre module de production, nous arrivons à dix pièces par seconde, à quelques centimes l’unité. Un surcoût d’environ 5 à 7% en prix de vente intermédiaire, avec les performances d’une bouteille en plastique vendue en moyenne 20 à 25% plus chère qu’une canette. C’était une condition indispensable pour espérer en faire un standard ».

Le dispositif peut aussi être coloré, et est écolo avec cela ! « Les métallurgistes eux-mêmes m’assurent que notre système crée un point de combustion supplémentaire ».

Franck Lucas recherche à présent des partenaires distributeurs, afin de concrétiser son innovation. Il est conscient que « cela commencera probablement avec les grandes contenances, mais la logique du nomadisme l’imposera sur les petits formats ». Bientôt en rayon ?

ParLa rédaction
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