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Les coopératives françaises s’allient pour faire front.

Selon un bilan présenté hier mardi 15 novembre en préambule du congrès annuel des coopératives agricoles prévu fin novembre à Paris, ces dernières ont opéré de véritables rapprochements cette année. Cette tendance s’opère depuis 2008, et a vu son apogée cette année avec près de 80 opérations de ce type sur les dix premiers mois de l’année.

Selon un bilan présenté hier mardi 15 novembre en préambule du congrès annuel des coopératives agricoles prévu fin novembre à Paris, ces dernières ont opéré de véritables rapprochements cette année. Cette tendance s’opère depuis 2008, et a vu son apogée cette année avec près de 80 opérations de ce type sur les dix premiers mois de l’année. Et elle ne semble pas prête de s’arrêter ! 2012 devrait aussi voir de nombreuses coopératives fusionner.

 

Cette année, les coopératives françaises ont réalisé un chiffre d’affaires de 82,8 milliards d’euros, en croissance de 0,8%, selon Philippe Mangin, le président de Coop de France. Il a cependant tenu à préciser : « il y aura encore beaucoup d’annonces de fusions et d’acquisitions dans les mois qui viennent ».

Parmi elles, le rachat du Groupe Vermandoise par la coopérative Cristal Union pour un milliard d’euros ou encore le rachat des actifs en Russie de la coopérative Cecab par le groupe Bonduelle. Cette consolidation des coopératives agricoles françaises leur permet de peser davantage aux échelles européenne et internationale. Et pour Philippe Mangin, « il était temps » étant donné le « retard » pris par nos coopératives par rapport à leurs homologues européennes. Il a expliqué ces rapprochements par trois raisons principales :

  • un poids plus important à l’international,
  • une meilleure assise financière dans ce contexte de crise et de volatilité des prix,
  • et une prise de position dans l’agroalimentaire.

Si Philippe Mangin se félicite de ces alliances, elles ne sont pas du goût des agriculteurs. Selon un sondage réalisé pour la revue Agrodistribution de ce mois, 66% des agriculteurs se méfieraient des regroupements des coopératives et les considéreraient comme non bénéfiques pour la profession

En tous cas, les rapprochements entre nos coopératives ne laissent pas indifférents.

ParLa rédaction
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