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Les fromages dans le viseur des Etats-Unis

La FDA a commencé à remettre en cause le respect des normes d'hygiène pour les fromages affinés sur des planches de bois. Mais les amoureux du fromage sont nombreux outre-Atlantique.

Les fromages dans le viseur des Etats-Unis
Sopexa a été choisie comme agence de communication des Fromages et Beurres européens aux Etats-Unis, en Mexique et en Colombie.

L’avenir du cheddar, comté, parmesan ou encore Beaufort est incertain aux États-Unis. La FDA remet en cause le respect des normes d’hygiène dans la fabrication des fromages affinés sur des planches de bois. Mais face au tollé rencontré par cette nouvelle mesure, le gouvernement américain est en train de rétropédaler.

Fromage : les techniques de fabrication traditionnelles menacées

La réglementation requiert en effet que le fromage soit fabriqué sur un matériel « correctement propre ». C’est une lettre adressée en début d’année par le bureau de la sécurité alimentaire au département de l’agriculture de l’État de New York, qui a mis un coup de pied dans la fourmilière et remis en question le caractère hygiénique des techniques de fabrication des fromages tels le comté.

Mais une interdiction de ces méthodes d’affinage serait « une menace contre les techniques de fabrication traditionnelles », a estimé Nora Weiser, responsable de la branche lait de la FDA. Et aurait un impact sur les fromages produits aux États-Unis mais aussi sur les importations.

Les réseaux sociaux se mobilisent pour les fromages

Une campagne « saveourcheese » (sauvez nos fromages) a été organisée récemment sur Twitter et Tumblr et une pétition, qui a pour l’heure recueilli 6 500 signatures, a été lancée sur le site ouvert au public de la Maison Blanche. Mercredi dernier, c’est une dizaine de membres de Congrès qui a encouragé ses homologues « amoureux du fromage » à soutenir un amendement pour empêcher l’agence gouvernementale « d’aller à l’encontre d’un procédé utilisé depuis des siècles ».

Depuis, la FDA a fait marche arrière expliquant que ce qu’elle avait déclaré il y a quelques mois n’était pas « une déclaration politique officielle » et que « le langage utilisé a pu paraître plus définitif que ce qu’il devrait être ».

ParLa rédaction
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