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Les industriels de la charcuterie et de l’épicerie sont dans le rouge.

Les industriels de la charcuterie sont sous tension. En effet, ils ne parviennent pas à obtenir de meilleurs prix auprès des centrales de distribution alors que la hausse des coûts de production les frappe très durement.

Les industriels de la charcuterie sont sous tension. En effet, ils ne parviennent pas à obtenir de meilleurs prix auprès des centrales de distribution alors que la hausse des coûts de production les frappe très durement. Selon Robert Volut, président de la Fédération Française des Industriels Charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (FICT), la hausse des coûts de production est de « l’ordre de 9 % depuis le début de l’année contre 2 à 3 % en 2010 » et il prévient que « si cela traînait trop longtemps, et c’est plutôt une question de semaines car de nombreux collègues sont en perte d’exploitation, cela mettrait en péril nos entreprises ».

Il faut dire que le prix des viandes achetées par les industriels a bondi : + 37% en un an pour la dinde, + 24% pour le porc, +20% pour le jambon… Sans parler de la flambée de l’énergie : + 13,5% uniquement depuis le début de l’année ! En 2010, la production de charcuterie est restée stable (+ 0,3%) ainsi que le chiffre d’affaires (- 0,2%), alors que les volumes achetés ont augmenté (+ 1,5%). Robert Volut déplore que « la rentabilité nette est faible pour la profession. Elle se situe à 0,8 % contre 1,1 % l’an dernier ». La Confédération Nationale des Charcutiers Traiteurs (CNCT) a d’autre part annoncé le 26 mai 2011 la création d’une marque « savoir-faire charcutier français », visant à valoriser les produits de qualité.

Même cause, mêmes effets pour les industriels de l’épicerie, alors que l’assemblée générale du Syndicat des Industriels de l’Epicerie, Alliance 7, se tenait le 26 mai 2011. Pour assurer la survie de beaucoup d’entreprises, notamment des PME, une répercussion de l’augmentation des coûts de production est indispensable. Selon le cabinet Solving Efeso, l’impact de la hausse des matières premières représente en moyenne 4% du chiffre d’affaires des entreprises, soit davantage que le résultat d’exploitation moyen du secteur.

ParLa rédaction
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