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Les industriels des glaces et des soft-drinks tirent la langue.

A en juger par les températures estivales des mois d’avril, mai et juin, les fabricants de glaces et de boissons sans alcool s’enthousiasmaient déjà à l’idée d’un été caniculaire. Mais rien ne va jamais comme prévu. Et la pluie et la météo catastrophique des mois de juillet et août ont « coulé » les espoirs des entreprises agroalimentaires

A en juger par les températures estivales des mois d’avril, mai et juin, les fabricants de glaces et de boissons sans alcool s’enthousiasmaient déjà à l’idée d’un été caniculaire. Mais rien ne va jamais comme prévu. Et la pluie et la météo catastrophique des mois de juillet et août ont « coulé » les espoirs des entreprises agroalimentaires qui misent gros sur la période estivale : « la saison a été catastrophique, nous n’avons pas eu une situation pareille depuis dix ans ». Tels sont les propos de Patrick Menez, le responsable marketing chez le glacier Rolland R&R Icecream France, propos rapportés par LSA.

Et pour cause, puisque les ventes de glaces et d’alcools se sont effondrées (-11,6%) sur la période allant de fin juin à mi juillet, quand le total PGC progressait de 2% (données SymphonyIri). Selon les régions, les chutes des ventes sont plus ou moins impressionnantes :

  • -14,4% pour la région parisienne,
  • -14,2% pour la région Est,
  • -12,5%% pour le Centre-Ouest,
  • -12,4% pour le Centre-Est,
  • -11,8% pour le Nord

L’Ouest-Nord avec -8,8% et le Sud-Ouest avec -9% limitent le mieux la casse. De mauvaises conditions météorologiques auront suffi à faire trembler tout un business qui mise tout sur la saison estivale et ses fortes chaleurs. Jusqu’à la mi juillet, les chiffres des ventes de glaces étaient tout à fait honorables, avec +3,2% en volume et +0,6% en valeur (source Kantar Worldpanel). Mais la dernière semaine du mois, lors de laquelle il a plu sur tout le territoire, a été fatale aux entreprises agroalimentaires. Déjà, l’été 2010 avait été difficile pour la profession, avec des conditions météorologiques médiocres, mais là on atteint des sommets : seulement quinze jours de beau temps.

D’après les données de la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France, les ventes du commerce ont baissé de 5,8% en juillet comparativement au mois de juin 2011, et de 5,4% par rapport à juillet 2010. Les petits commerces (-1,8%) souffrent plus que les hypers et les supermarchés (-0,6%). Et Serge Papin, président de Système U, précisait aux Echos : « juillet a été assez décevant. Le mois ne sera pas meilleur que celui de l’an passé. Août ne s’annonce guère mieux. Nous espérons être stables, pas plus ». Et malgré les fortes chaleurs des jours passés, il ne semble pas que la tendance se retournera.

Mais les boissons s’en tirent quand même un peu mieux que les glaces. Après les +15% en avril et +12% en mai, les soft-drinks accusaient un recul de 4% en valeur à mi juillet, comparativement à 2010. La différence avec les glaces tient dans le fait que la tendance générale du marché est bien meilleure : +7%, à 2 milliards d’euros, depuis le début de l’année. Même si les glaciers espèrent un mois de septembre « météorologiquement » favorable, ils savent que cela ne suffira pas pour inverser la tendance, et s’attendent à un recul des ventes en volume de 10%. Car comme le précise Christian Millet, secrétaire général du Syndicat des fabricants industriels de glaces (SFIG), « la rentrée est synonyme de reprise du travail et les consommateurs ne sont plus dans le plaisir des vacances ».

ParLa rédaction
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