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“Les problèmes de Candia ne sont pas nouveaux”, dénoncent les salariés.

Nous vous en parlions en fin de semaine dernière, le groupe agroalimentaire Sodiaal a annoncé la restructuration de sa filiale Candia. Cela passera notamment par la fermeture de trois usines de collecte de lait.

Nous vous en parlions en fin de semaine dernière, le groupe agroalimentaire Sodiaal a annoncé la restructuration de sa filiale Candia. Cela passera notamment par la fermeture de trois usines de collecte de lait. Un article paru dans Usine Nouvelle explique que les syndicats du groupe dénoncent des erreurs stratégiques qui auraient aggravé la situation.

En juin dernier, lors de l’assemblée générale de Sodiaal, le président, François Isches, reconnaissait ouvertement que le groupe était entré “dans une situation extrêmement préoccupante”, insistant sur “les très fortes turbulences sur le lait de consommation et la matière grasse”.

Des sites de production trop petits et trop spécialisés, des coûts de production trop élevés, des marges inexistantes, la concurrence des autres pays européens, toutes ces raisons, similaires aux autres secteurs de première transformation agricole français (volailles, porcs…) expliquent la situation difficile dans laquelle Candia se trouve aujourd’hui.

Mais les salariés pointent aussi aujourd’hui les erreurs stratégiques du groupe. “Pourquoi Candia ferme deux usines qu’il avait rachetées il y a seulement deux ans (Ndlr : Villefranche-sur-Saône et Saint-Yorre) ?”, se demande Rik Deraeve, le délégué syndical central de Force-Ouvrière (FO), qui souligne que le site de Villefranche, “bien que petit, était rentable”.

“Les problèmes de Candia ne sont pas nouveaux. Pourquoi s’est-il aventuré à racheter ces sites sachant qu’il était en difficultés”, lance-t-il.  De son côté Yvon Gérard, le délégué syndical central de la FGA-CFDT dénonce également “les dysfonctionnements importants de Candia depuis des années, sur ses organisations régionales et ses mauvais choix industriels”.

La CFDT pointe “un manque d’anticipation et d’adaptation du secteur depuis plusieurs années, qui l’a empêché de se structurer par grande filière (lait de consommation, fromage, matière grasse…), qui aurait pu lui permettre d’être plus fort et plus compétitif face à la concurrence étrangère”.

“En 2006, nous vendions 30 % de nos volumes à moins de 60 centimes par litre. Aujourd’hui, c’est plus de 40%”, affirme Rik Deraeve de FO. Impossible dans ce cas pour Candia de gagner de l’argent avec de petites usines, aux couts fixes plus difficiles à compenser. Quand les plus grosses usines du groupe produisent 400 millions de litres par an, l’Allemagne dispose de la plus grosse laiterie européenne, avec 1,2 milliard de litres de lait, à Le Müh.

 

Source : agro-media.fr avec Usine Nouvelle

ParLa rédaction
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