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Levée de boucliers contre Vivadour.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet du groupe agroalimentaire Vivadour est contesté. Il prévoit la construction de sites d’élevage de poulets industriels sur la commune de Lannepax, dans le Gers.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet du groupe agroalimentaire Vivadour est contesté. Il prévoit la construction de sites d’élevage de poulets industriels sur la commune de Lannepax, dans le Gers. Ses opposants ont rencontré Philippe Martin, le président du Conseil Général la semaine dernière, et ont lancé une pétition qui a déjà récolté 350 signatures, selon Jean-Bernard Lacroix, président de l’association Bien vivre à Lannepax.

Dans l’attente de la rencontre entre Philippe Martin et Vivadour, les opposants au projet se tourneront vers le résultat de l’enquête publique terminée le 15 juillet dernier et dont les résultats devraient paraître la semaine prochaine. Et en cas de réponse favorable, Robert Mignot, agriculteur opposé au projet, a déjà prévenu qu’une manifestation serait organisée. Les Amis de la Terre souhaitent quant à eaux organiser une table ronde avec le préfet et l’ensemble des acteurs, la coopérative agroalimentaire Vivadour comprise. Hubert Labenelle, ancien éleveur et administrateur de coopérative se dresse également contre le projet, qui devrait concerner 2 904 000 poulets industriels par an, et craint qu’il ne tire la qualité vers le bas.

Aux vues des oppositions grandissantes de toutes parts contre le projet, s’il venait à se concrétiser, un recours en justice des opposants serait plus que probable. Deux autres acteurs argumentent également contre Vivadour :

  • Martine Delmas, des Amis de la Terre, pointe du doigt le risque de pollution des sols et de l’eau, ainsi que les nuisances sonores pour les voisins ;
  • Jean-Claude Labidalle, de la Confédération Paysanne, accuse Vivadour de tromper le consommateur sur l’appellation « poulet végétal ».

Bref, la polémique ne fait que commencer !

Seul le président de la Coordination Rurale Bernard Lannes est monté au créneau pour défendre la coopérative Vivadour. « C’est un choix économique ». Il explique la nécessité de relocaliser la production pour permettre le bon fonctionnement des abattoirs, et conclut que « si les gens n’achetaient que du poulet label, [les éleveurs] ne produiraient que ça ! ». Mais bien entendu on n’en est pas là. Affaire à suivre…

ParLa rédaction
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