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Moratoire sur le MON810 : réactions mitigées.

« La mise en culture des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON810 […] est interdite sur le territoire national […] », voilà ce que l’on peut lire dans l’arrêté du 16 mars 2012 publié au Journal officiel du dimanche 18 mars 2012

« La mise en culture des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON810 […] est interdite sur le territoire national […] », voilà ce que l’on peut lire dans l’arrêté du 16 mars 2012 publié au Journal officiel du dimanche 18 mars 2012. Ainsi, le gouvernement a décidé d’agir en raison de la proximité de la période des semis et a pris une mesure conservatoire pour interdire la culture du maïs MON810 afin de protéger l’environnement. Ce moratoire fait suite à l’annulation par le Conseil d’Etat en novembre d’une clause de sauvegarde interdisant de cultiver le célèbre maïs OGM de Monsanto en France.

En février, les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie avaient adressé une note à la Commission européenne lui demandant de suspendre la culture du MON810 au sein de l’Union européenne au regard des dernières études révélant l’impact du maïs transgénique sur l’environnement. La Commission a saisi l’AESA pour lui demander son avis sur la question mais a indiqué qu’elle n’envisageait pas de prendre de mesures d’urgence. Le gouvernement français a donc du agir de son côté pour interdire la mise en culture de ce maïs controversé.

 

Suite à la publication de cet arrêté, les réactions ne se sont pas fait attendre, et elles sont plutôt mitigées.

  • Ainsi, l’eurodéputé d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), José Bové, a déclaré : « Je suis satisfait, je le dis de façon très claire, que le gouvernement ait respecté ses engagements ».
  • Pour Greenpeace, cette décision est salutaire, mais tardive. L’organisme écologiste craint ainsi que des agriculteurs n’aient semé du maïs OGM entre novembre et mars.
  • Même crainte du côté des apiculteurs de l’UNAF.
  • L’interprofession Initiatives Biotechnologies Végétales (IBV) s’est pour sa part dite consternée par cette décision. Elle la considère infondée et estime qu’elle aggravera la distorsion de la concurrence entre les pays de l’Union européenne.
  • L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV)  pense que ce nouveau moratoire sacrifie la recherche française dans le domaine des biotechnologies végétales.
  • Les français, pour leur part, devraient dans leur majorité se réjouir de ce nouveau moratoire, étant donné qu’un sondage Ipsos réalisé pour IBV révèle que 52% d’entre eux considèrent que la consommation d’OGM comporte des risques pour la santé humaine.

Source : agro-media.fr avec AFP, Le Monde, Reuters et Ecologie.tv.

ParLa rédaction
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