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Neptune, le vin de la mer.

Bruno Lemoine, directeur général et vinificateur du château Larrivet Haut-Brion, a un jour eu une étrange idée. « C’est d’abord une histoire de copains. Ca a germé dans la tête de l’un et ça a été repris par les autres », explique-t-il.C’est ainsi qu’en 2009, il tente une expérience inédite : le vieillissement de son vin en mer. 

Bruno Lemoine, directeur général et vinificateur du château Larrivet Haut-Brion, a un jour eu une étrange idée. « C’est d’abord une histoire de copains. Ca a germé dans la tête de l’un et ça a été repris par les autres », explique-t-il.

C’est ainsi qu’en 2009, il tente une expérience inédite : le vieillissement de son vin en mer.

 

« J’avais entendu un tas d’histoires sur le vieillissement en mer. Ca m’a amusé, questionné et lorsqu’en 2009 nous avons eu un millésime exceptionnel, riche en tanins, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose ».

C’est ainsi que Bruno Lemoine fait part de son projet à son ami Pierre-Guillaume Chiberry, tonnelier. Ce dernier réalise alors pour lui deux petites barriques de 56 litres.

  • La première, baptisée « Tellus », est restée six mois au chai,
  • alors que la seconde, « Neptune », est placée pour six mois également dans le parc de l’ostréiculteur Joël Dupuch, « au point zéro des marées basses ».

Fin janvier, les deux barriques ont été mises en bouteilles, goûtées et analysées par un laboratoire vinicole. Et les résultats sont pour le moins surprenants !

 

Ainsi, Tellus s’est révélé quelque peu décevant, alors que Neptune a réservé de bonnes surprises !

« A la dégustation, il était bien mieux que ce qu’il aurait dû être », avec du « moelleux et de la complexité », explique Bernard Burtschy, dégustateur expert.

Ceci a été permis par les échanges « par osmose » entre le vin et la mer environnante, comme l’ont révélé les analyses en laboratoire. Ainsi, Neptune a perdu de l’alcool et a vu sa teneur en sodium augmenter. Il possède de fait des saveurs légèrement salines, qui « affinent les tanins ».

Or, rien d’étonnant à cela pour Bernard Burtschy, qui rappelle : « Autrefois, les Romains rajoutaient un peu d’eau salée dans leur vin. Et l’on sait que le sel est un exhausteur de goût ».

 

Au regard des résultats, de nombreux autres « Neptune » devraient prochainement voir le jour. Bruno Lemoine entend bien suivre pendant dix ans cette cuvée sous-marine exceptionnelle.

 

Vin sous l'eau

 

Source : agro-media.fr avec AFP.

ParLa rédaction
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