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PAC : Les acteurs du végétal dénoncent une «censure déloyale en préparation»

Lors des débats sur la Politique Agricole Commune post-2020 en octobre dernier, les eurodéputés ont approuvé un amendement qui selon, les acteurs du végétal, vise à restreindre encore davantage les alternatives végétales aux produits laitiers. Cet amendement est en passe d’être étudié par les Etats membres, dans le cadre des négociations dites du Trilogue prévues ​en mars prochain.  Pour …

PAC : Les acteurs du végétal dénoncent une «censure déloyale en préparation»
De nombreux acteurs du végétal dénoncent une «censure déloyale en préparation, sur les alternatives végétales» et ont lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de ​200 000 signataires​.

Lors des débats sur la Politique Agricole Commune post-2020 en octobre dernier, les eurodéputés ont approuvé un amendement qui selon, les acteurs du végétal, vise à restreindre encore davantage les alternatives végétales aux produits laitiers. Cet amendement est en passe d’être étudié par les Etats membres, dans le cadre des négociations dites du Trilogue prévues ​en mars prochain. 

Pour la filière végétale, ce projet est incompatible avec les objectifs environnementaux affichés par la Commission Européenne et la France, car «la transition écologique ne peut se faire sans une transition alimentaire vers le végétal». ​Les acteurs concernés dénoncent ainsi une «censure déloyale en préparation, sur les alternatives végétales» et ont lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de ​200 000 signataires​.  «L’amendement vise à élargir les nombreuses restrictions déjà en place, avec des interdictions étendues à l’utilisation de toutes les terminologies ou même codes visuels liés aux produits laitiers. Il concerne l’emballage de l’aliment (forme et descriptif), jusqu’à l’interdiction de mentions informatives élémentaires telles que «ne contient pas de lait» ou «sans lactose»», expliquent les instigateurs de la pétition. 

Un enjeu écologique autant que de santé publique

Pour le monde de l’alimentation végétale, «de telles restrictions feraient obstacle à une demande, aujourd’hui croissante, du consommateur à pouvoir davantage faire le choix d’alternatives végétales pour son alimentation. À titre d’exemple, la part des alternatives végétales au lait de vache représentait 10% du marché du lait en 2019 (ING Research, rapport d’octobre 2020). Ces restrictions menaceraient également ​le droit des consommateurs à l’information​, mais aussi le droit des entreprises à une libre et juste concurrence (…) Il est déjà interdit sur le marché français d’utiliser un très grand nombre de terminologies «réservées aux produits laitiers» à l’exemple du «lait d’avoine» ou du «yaourt de soja». (…) En élargissant encore davantage les restrictions, l’amendement entraîne une véritable censure du secteur végétal, en interdisant toute utilisation, et même toute «évocation» aux produits laitiers sur les emballages comme dans la publicité». Les acteurs du végétal s’inquiètent: «Si ces restrictions étaient mises en œuvre, les marques pourraient se voir interdire d’utiliser les images de leurs propres produits! ». “​Cet amendement va directement à l’encontre du travail mené par la Commission européenne pour encourager une transition alimentaire vers un modèle plus durable, explique Sarah Champagne, chargée de relations publiques pour l’Association végétarienne de France (AVF), «au contraire, il faut absolument encourager les alternatives végétales aux produits d’origine animale, c’est un enjeu écologique autant que de santé publique !». Selon Jasmijn de Boo, vice-président de ProVeg International: ​«Nous devons nous adapter à tous les niveaux de notre chaîne alimentaire si nous voulons lutter contre la crise climatique. Une production alimentaire véritablement durable doit être activée». 

ParLa rédaction
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