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Premier bilan du salon Agro Sud Industrie d’Agen 2011.

Le salon Agro Sud Industrie s’est déroulé du 27 au 29 septembre 2011 à Agen. Un mois après la clôture du salon, il est l’heure de tirer les premiers enseignements de cet événement qui se tenait pour la première fois au parc des expositions d’Agen. Agro-media.fr a interviewé M.

Le salon Agro Sud Industrie s’est déroulé du 27 au 29 septembre 2011 à Agen. Un mois après la clôture du salon, il est l’heure de tirer les premiers enseignements de cet événement qui se tenait pour la première fois au parc des expositions d’Agen. Agro-media.fr a interviewé M. Jean-Didier Leblond, directeur du salon et de PSE, société organisatrice des événements ASI et CARHE.

 

  • Agro-media.fr : Quels sont les premiers retours que vous avez concernant le salon ASI Agen ?

 

Jean-Didier Leblond : (Ndlr : Il faut différencier les deux parties du salon, à savoir la partie purement agroalimentaire et la partie restauration) Sur le stand Villeneuve (ndlr : agroalimentaire) on est à peu près à 65% de renouvellement sur 110 stands, pour la prochaine édition du salon ASI Agen en 2013. En termes de visiteurs il y a eu 3030 visiteurs et ce qui ressort déjà c’est une très grande qualité des contacts. J’ai des clients qui ont vu cinq contacts et qui ont déjà signé trois devis. Peu de contacts mais de qualité. On est un petit peu le reflet du contexte actuel qui n’est pas très simple.

On comptait aussi sur la restauration mais, on le savait, si vous ne faites pas le salon un samedi ou un dimanche c’est très compliqué dans la restauration. Cela nous a beaucoup pénalisés. La moitié des exposants du salon restauration a tiré son épingle du jeu, ils ont rentabilisé le stand voire même plus pour certains qui ont signé de très gros contrats, la plupart du temps avec des nouveaux clients, ce qui est une bonne chose. Toutefois il est vrai que nous attendions quand même beaucoup plus de monde c’est pourquoi les gens étaient mécontents dans le hall Marmande (ndlr : restauration).

 

  • Agro-media.fr : En termes de communication n’est-ce pas pénalisant d’avoir eu seulement 3000 visiteurs alors que vous en attendiez 4000 à 5000 ?

 

Jean-Didier Leblond : Non, ce qui est important c’est la qualité du contact et si l’exposant fait du chiffre d’affaires. Le contexte n’est pas simple et je trouve que par rapport à ce contexte on s’en est plutôt bien sorti. Tous les salons souffrent en ce moment, il n’y a pas que l’agroalimentaire.

L’agroalimentaire reste toutefois un secteur porteur de l’économie depuis toujours et c’est aussi celui qui est porteur d’innovation pour, justement, faire face aux problèmes économiques que l’on peut connaître.  Le contexte n’est pas extraordinaire certes, mais l’agroalimentaire a son épingle à tirer, il ne faut pas oublier qu’il y a des transferts de postes dans les budgets des ménages mais que l’alimentation ne sera pas sacrifiée.

 

  • Agro-media.fr : Durant le salon, agro-media.fr a réalisé des interviews de visiteurs, certains se sont dit surpris de la confidentialité de l’événement.

 

Jean-Didier Leblond : Nous avons été transparents, on a affiché le plan média et le fait qu’on ait employé deux personnes pour faire le fichier visiteurs va dans ce sens. Moi j’ai des exposants dont les clients ne sont pas venus alors qu’ils ont reçu trois voire quatre invitations. Cela nous a permis d’éviter les badauds, même des professionnels badauds, tous les visiteurs qui sont venus avaient une idée derrière la tête et c’est pour cela que l’on avait une grande qualité de contact. La tendance n’est pas aux gens qui furètent dans les allées à la recherche d’idées ou autres, ce sont des gens qui sont présents réellement pour un projet concret.

 

  • Agro-media.fr : Vous organisiez des conférences durant le salon, elles ont eu peu de succès (5 sur 6 d’annulées par manque de public), quelles en sont les raisons ?

 

Jean-Didier Leblond : Je ne sais pas si c’était les thèmes ou autre chose mais c’est sûr qu’il y a des choses qu’il va falloir revoir. Je pense que le salon était trop grand ou trop dilué. Nous n’avons pas pu faire autrement à cause de la foire auparavant, le chapiteau n’était pas celui prévu à l’origine. En réduisant la taille du chapiteau on aurait pu concentrer plus les événements. Ce sont des choses qui devront être rectifiées pour la prochaine fois. Après il faut rester calme, les espaces conférences fonctionnent sur des gros salons d’au moins 10 000 visiteurs. Par exemple, au CFIA il y avait aussi des conférences et il n’y avait pas beaucoup de monde non plus, ce n’est pas simple.

 

  • Agro-media.fr : Quels sont vos projets principaux à l’heure actuelle ?

Jean-Didier Leblond : 

  • ASI Agen en 2013 : Pour la prochaine édition d’Agro Sud Industrie, il n’y aura plus le CARHE qui sera un événement à part entière. Nous allons développer des partenariats avec les institutionnels, les gens qui n’étaient pas là vont venir, c’est très long, on a deux ans pour le faire. On restera sur un format de même dimension. La qualité des contacts est une chose primordiale.
  • ASI Valence en 2012 : Pour Valence l’accueil est totalement différent, on est dans une logique de filière amont aval. Amont pour tout ce qui est agriculture biologique car il s’agit de la première région en France en termes de surface d’exploitation en production biologique. Il y a un enthousiasme extraordinaire à accueillir notre manifestation qui sera une première dans la région. Il y a même des gens qui sont venus à Agen de Valence pour voir à quoi ressemblait un tel événement. Ils ont fait 550 kms pour venir. Je vois très mal des gens faire pareil en sens inverse. L’agroalimentaire est le deuxième secteur économique en Rhône-Alpes et il y a un potentiel d’autant plus important que les gens qui sont dans l’accueil des entreprises sont à la recherche d’entreprises souhaitant s’installer dans la région.

 

Ce qui est important, c’est de tenir, de durer, d’améliorer les petits endroits perfectibles. On a été obligé de faire nos preuves et maintenant il faut confirmer la donne.

 

Nous remercions M. LEBLOND pour avoir répondu à nos questions.

Propos recueillis par Julien MASSONNAT.

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