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Quotas de pêche définis, Bruno Le Maire ravi !

C’est à l’issue d’une longue et difficile nuit de négociations que les ministres européens de la Pêche et la Commission européenne sont parvenus à trouver un accord sur les quotas de pêche pour 2012, samedi matin très tôt. Globalement, Bruno Le Maire a estimé cet accord « très satisfaisant », de même que le Comité national des pêches.

C’est à l’issue d’une longue et difficile nuit de négociations que les ministres européens de la Pêche et la Commission européenne sont parvenus à trouver un accord sur les quotas de pêche pour 2012, samedi matin très tôt. Globalement, Bruno Le Maire a estimé cet accord « très satisfaisant », de même que le Comité national des pêches. En revanche, les organisations écologistes font grise mine. Dans le détail, une dépêche de l’AFP relate les principales évolutions en matière de quotas :

  • Les pêcheurs français devront dire adieu à leur quota de 9 tonnes pour le cabillaud de la zone « Ouest Ecosse ». En effet, les stocks ont été jugés alarmants et la pêche de ce poisson a été totalement suspendue.
  • Les pêcheurs français de cabillaud en Mer Celtique et dans le Golfe de Gascogne vont pouvoir pêcher 7 080 tonnes, contre 3 811 en 2011, ce qui double quasiment les captures autorisées.
  • Le quota de capture de cabillaud pour la Mer du nord accuse une légère baisse de 1%.
  • Le hareng verra son quota augmenter de 69% en Mer du Nord.
  • Les captures françaises de sole en zone « Manche Est » pourront augmenter de 15%, soit 3 000 tonnes accordées pour 2012. 
  • Les quotas de sole et de langoustine dans le Golfe de Gascogne sont maintenus pour 2012 à leur niveau de 2011.
  • Les pêcheurs espagnols pourront se consoler de la rupture de l’accord de pêche avec le Maroc qui a fortement pénalisé leur flotte avec des hausses de 110% de leurs quotas de lotte et de 500% du merlan bleu du nord.

Suite à cet accord, Bruno Le Maire s’est réjoui : « il s’agit d’un résultat extrêmement positif car il permet de maintenir les capacités de capture des pêches françaises. Il est l’illustration de l’effort fait par la profession en matière de sélection et de réduction des capacités ». Le conseiller du ministre a tenu à souligner que « l’accord s’est fait en respectant les avis scientifiques et en association avec la Commission ».

Le Comité national des pêches (CNPMEM) s’est aussi félicité de cet accord et a exprimé son « soulagement » et sa « satisfaction », saluant la « pugnacité » de M. Le Maire.

 

Les écologistes, pour leur part, ne sont pas du tout satisfaits de cet accord. Ainsi, une poignée de militants du WWF ont manifesté déguisés en sirènes et poissons et ont interpelé les membres de la Commission en prévenant que « si les ministres continuent à autoriser le pillage de nos mers, il n’y aura bientôt plus de poisson, et beaucoup de pêcheurs au chômage », comme l’a affirmé Saskia Richartz de Greenpeace. Cette ONG a déploré : « les ministres sont parvenus à un accord désastreux pour augmenter leurs quotas », alors que le WWF a estimé qu’ « ils ont démontré une fois de plus que les intérêts à court terme de leurs pêcheurs primaient sur la préservation des stocks ». Xavier Pastor, de l’organisation Oceana, a mis en garde : « cette approche à court terme va non seulement conduire à la dégradation des stocks mais également à la rentabilité du secteur et à sa viabilité ».

ParLa rédaction
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