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Vins : un cru 2011 qui s’annonce « prometteur » et « inédit ».

Les conditions météorologiques du premier semestre 2011 ont été exceptionnelles. Et vont de fait influencer les vendanges pour aboutir à un cru 2011 « prometteur », une cuvée « inédite ». C’est en tout cas ce que pense Jérôme Despey, directeur du comité viticole au sein de FranceAgriMer.

Les conditions météorologiques du premier semestre 2011 ont été exceptionnelles. Et vont de fait influencer les vendanges pour aboutir à un cru 2011 « prometteur », une cuvée « inédite ». C’est en tout cas ce que pense Jérôme Despey, directeur du comité viticole au sein de FranceAgriMer. Il explique que nous avons eu cette année « un printemps très sec et un été humide », ajoutant qu’ « une telle configuration météorologique n’était jamais arrivée, de mémoire de vigneron ». Les vendanges, qui ont commencé le week-end dernier en Champagne et dans de nombreuses régions viticoles n’auront finalement que quelques jours d’avance alors qu’elles s’annonçaient comme les plus précoces jamais vues. Les vins seront probablement fruités : « la fraîcheur des nuits a favorisé le développement des arômes, responsables du goût « fruité » du vin », explique Stéphane Toutoundji, œnologue-conseil travaillant dans le bordelais. Pour lui, il y a également « un beau potentiel de couleurs ». Cela tombe bien, c’est exactement ce que recherchent les consommateurs : des vins « soyeux, fins, avec beaucoup de fruits ».

Entre 47,5 et 47,9 millions d’hectolitres sont attendus, ce qui correspond à un niveau moyen mais plus élevé qu’en 2010 où les volumes avaient été particulièrement bas. Les AOC correspondront à la majeure partie des vins produits, comme Jean-Louis Buer, directeur de l’INAO, l’affirme : « les trois quarts de la production française de vin se font sous signe de qualité ». Les AOC concernent tout de même la moitié des vins français, et un quart de ces derniers utilise quant à lui l’IGP (Indication Géographique Protégée).

La qualité des millésimes est importante. En effet, bien que Roland Feredj, directeur général du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), affirme qu’ « aujourd’hui, on ne sait plus faire de mauvais vin », ce facteur est capital pour certains marchés étrangers comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Ainsi, le cru 2011 s’annonce original et prometteur et succède à deux années de crus « exceptionnels ». Et les exportations sont capitales pour le secteur, représentant par exemple 35% des débouchés pour les vins bordelais. Sur les douze derniers mois, les exportations ont progressé de 24%, retrouvant un niveau d’avant-crise voire le surpassant pour certains marchés. La Chine, par exemple, a augmenté ses importations de Bordeaux français de 89% par rapport à l’année dernière, malgré les importantes contrefaçons qui sévissent dans ce pays. La région bordelaise, qui privilégie dorénavant la qualité, a donc décidé de faire la chasse à la « piquette » pour redorer l’image de ses produits, appréciés et recherchés dans le monde entier.

ParLa rédaction
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