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Croissance mondiale pour le snacking

Les habitudes de consommation et les attentes en termes de snacking ont-elle changé avec la pandémie liée au Covid-19? «La crise de la Covid-19 a été un catalyseur de tendances préexistantes au confinement dans l’alimentaire et le snacking n’échappe à la règle», explique dans son étude exclusive, le média en ligne Les Echos.fr précisant même que le «Manger sain …

Croissance mondiale pour le snacking
Les Français sont, par rapport à 2019, toujours 73% à consommer des produits de snacking dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Les habitudes de consommation et les attentes en termes de snacking ont-elle changé avec la pandémie liée au Covid-19?

«La crise de la Covid-19 a été un catalyseur de tendances préexistantes au confinement dans l’alimentaire et le snacking n’échappe à la règle», explique dans son étude exclusive, le média en ligne Les Echos.fr précisant même que le «Manger sain et responsable sera la nouvelle norme du snacking».

Toujours selon le même média, la crise «a accéléré la prise de conscience chez les consommateurs que leurs choix alimentaires ont des impacts sanitaires, sociétaux et environnementaux. A ce titre, les tendances historiques du snacking, que sont le plaisir et la praticité, doivent désormais cohabiter avec des exigences tout aussi prioritaires pour les chalands : qualité nutritionnelle, consommation responsable… D’où une demande croissante et durable pour les produits sains, bio, locaux, transparents, tracés, solidaires, naturels et le moins transformés possible. Dans cette optique, les acteurs (industriels et MDD des enseignes) du marché snacking continuent d’adapter progressivement leur offre», explique l’étude qui indique par ailleurs que «le critère prix est aussi sur le devant de la scène avec les tensions sur le pouvoir d’achat». Le média explique ainsi que « La pandémie a certes consacré, pendant le confinement, l’alimentaire et ses distributeurs en valeurs refuge. Mais la crise économique, victime collatérale de la Covid-19, ébranle le pouvoir d’achat d’une frange de la population. Leurs inquiétudes sur l’avenir et un pouvoir d’achat fragilisé favorisent les catégories accessibles et promotionnées. Ces arbitrages budgétaires peuvent être défavorables aux offres «trop» premiumisées. La bipolarisation de la consommation entre frugalité et recherche de prix attractifs impose aux marques d’être agiles dans leurs propositions snacking».

Les en-cas, source de réconfort durant la pandémie

Parallèlement, la seconde édition de l’étude State Of Snacking menée par Mondelēz International * dans 12 pays à travers le monde, en partenariat avec le spécialiste des sondages auprès des consommateurs The Harris Poll, révèle de son côté que le snacking a joué un rôle réconfortant dans la période de la Covid-19. 

Il apparaît ainsi qu’1 famille française sur 3 a modifié ses habitudes de consommation ; que les Français mettent de plus en plus l’accent sur des habitudes de consommation modérée et équilibrée, tout en tenant compte de leur bien-être émotionnel. En effet pour 60% des consommateurs français, les en-cas ont été une source de réconfort durant la pandémie. Enfin, avec la crise de la Covid-19, le e-commerce et les achats alimentaires en ligne font désormais partie de la routine de 61% des consommateurs français. 

Durant la pandémie…

Durant cette période, près de 9 adultes sur 10 dans le monde (88%) disent qu’ils grignotent plus (46%) ou la même chose (42%) pendant la pandémie qu’auparavant, la génération Y et ceux qui travaillent à domicile en ce moment étant particulièrement susceptibles de dire qu’ils préfèrent les collations au cours des repas (70% et 67%, respectivement). Plus de la moitié des répondants disent que le snacking a été une «bouée de sauvetage» pendant la pandémie (52%), en particulier les parents qui travaillent à domicile (69%).

Le snacking serait ainsi un antidote à la solitude et un moyen de connexion, car 3 adultes sur 4 dans le monde ont établi une connexion avec d’autres via la nourriture au cours des 6 derniers mois (77%), y compris préparer une collation ensemble (40%), donner une collation comme un cadeau (31%), ou des courses pour quelqu’un qui ne pouvait pas y aller (29%).

Le snacking à la maison offrirait aux consommateurs plus de possibilités de grignoter en pleine conscience, les deux tiers (66%) des répondants indiquant qu’ils ont désormais plus de contrôle sur la taille de leurs portions et qu’ils sont désormais plus conscients des collations dont leur corps a besoin (64%).

80% des adultes à travers le monde reconnaissent la nécessité d’un équilibre et apprécient d’avoir le choix entre différentes alternatives de snacking pour répondre à leurs attentes.

Equilibrer nutrition et bien-être émotionnel 

«Les grandes tendances en matière d’attention à la nutrition, mais aussi la forte croissance du e-commerce nous donnent déjà des perspectives pour les années qui viennent», déclare Sophie Rio, Senior Manager Shopper Insight France chez MondelēzInternational. 

«Notre deuxième rapport annuel sur l’état des collations souligne ce que nous savons depuis longtemps être vrai: même face à l’incertitude mondiale avec le Covid-19 qui remodèle nos rituels et nos routines, le snaking est un comportement croissant avec le potentiel de fournir confort, connexion et communauté, tout en fournissant le des moments de répit, de récompense et de soulagement alors que les consommateurs cherchent à équilibrer nutrition et bien-être émotionnel», a déclaré de son côté le Président-directeur général de Mondelēz International, Dirk Van De Put. «Il n’est pas surprenant que près de 9 adultes sur 10 dans le monde déclarent grignoter plus ou la même chose pendant la pandémie qu’auparavant. Les milléniaux et ceux qui travaillent à domicile en ce moment sont particulièrement susceptibles de dire qu’ils préfèrent les collations aux repas (…). Les deux tiers des répondants de notre étude notant qu’ils ont maintenant plus de contrôle sur la taille de leurs portions de collations et qu’ils sont maintenant plus conscients des collations dont leur corps a besoin. Pour plus de 6 personnes sur 10, les collations nourrissent également «leur corps, leur esprit et leur âme en ces temps étranges».

Ainsi, il apparaît tout d’abord que le snacking dans le monde, qui était déjà un comportement en augmentation rapide, n’a fait que s’accélérer car les consommateurs passent plus de temps chez eux. Dans le même temps, la majorité des répondants considèrent le snacking comme une partie croissante de leur vie quotidienne à l’avenir. En fin de compte, les deux tiers pensent que la pandémie actuelle aura un impact à long terme sur la façon dont nous consommons des collations en tant que société (65%).

Le snacking comme source de confort

Le confort est donc le principal moteur du snacking cette année, car plus de la moitié ont acheté des marques de collations nostalgiques de l’enfance (53%) et des collations qui rappellent de bons souvenirs (59%) pendant la pandémie. Les deux tiers disent que l’heure du goûter est l’un des rares moments de paix (64%) et des points positifs de leur journée (63%), dont les trois quarts des parents qui travaillent à domicile (76% et 75%, respectivement).

Le snacking a également été un antidote à la solitude et un moyen de connexion, car 3 adultes sur 4 dans le monde ont fait quelque chose pour se connecter avec les autres via la nourriture au cours des 6 derniers mois (77%), comme préparer une collation ensemble (40%), donner une collation en cadeau (31%) ou une épicerie pour quelqu’un qui ne pouvait pas y aller (29%). 66% ont noté que «le grignotage est l’une des rares sources de récompense et de satisfaction de ma journée», tandis que 65% pensent que le grignotage leur a donné des moments bien mérités au cours des derniers mois».

La santé et le bien-être restent une priorité

À mesure que le grignotage augmente, l’accent mis sur les produits et les ingrédients sains augmente également. 80% des adultes à travers le monde reconnaissent la nécessité d’un équilibre et apprécient d’avoir le choix entre différentes alternatives de snacking pour répondre à leurs attentes. Plus de la moitié des adultes dans le monde ont compté sur les collations pour se nourrir pendant la pandémie (54%), attestant que les collations nourrissaient leur corps, leur esprit et leur âme pendant ces périodes étranges (64%) avec des collations stimulant l’immunité qui leur tiennent particulièrement à cœur (56%).

Une majorité est également plus attentive à grignoter à la maison, affirmant qu’elle est plus concentrée sur les collations qu’elle mange ces jours-ci (57%), et qu’elle a plus de contrôle sur les portions qu’elle mange parce qu’elle grignote plus souvent à la maison (66%).

Plus d’1 famille française sur 3 a changé ses habitudes de snacking durant la pandémie

Alors que le snacking connait une forte croissance depuis le début de la pandémie : 9 adultes sur 10 dans le monde (88%) déclarent s’accorder des moments de snacking, et cette tendance est plutôt stable depuis le début de la pandémie, la consommation des Français reste stable. 

Les personnes âgées et celles qui travaillent à domicile admettent ainsi préférer les collations aux repas (70% et 67%, respectivement). Une majorité d’entre elles s’attendent d’ailleurs à ce que cette tendance se poursuive, affirmant prévoir continuer à manger de petits en-cas tout au long de la journée, plutôt que de prendre moins de gros repas (64%). 58% déclarent même que fractionner leurs prises alimentaires fera partie de leur « nouvelle normalité », même après la fin de la pandémie. 

Les Français sont, par rapport à 2019, toujours 73% à consommer des produits de snacking dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Si pour 60% d’entre eux les en-cas ont été une source de réconfort durant la pandémie, seulement près d’1 Français sur 2 pense que la pandémie actuelle aura un impact à long terme sur la manière dont ils consomment des collations en tant que société. Pendant le premier confinement, les Français ont d’ailleurs particulièrement plébiscité l’apéro-visio qu’ils considèrent à 71% comme le moment le plus générateur de lien social durant cette période d’enfermement (Etude quantitative réalisée en ligne par l’IFOP pour Belin du 18 au 20 mai 2020 auprès d’un échantillon national représentatif de 1017 Français âgés de 18 ans et plus). Une tendance qui continue de se confirmer puisque les habitudes prises lors du 1er confinement se sont ancrées notamment l’apéritif et les moments de détente (Etude Kantar FR : « Impact du 2ème confinement sur l’alimentaire » ).

Maintenir une alimentation équilibrée 

Alors que les consommateurs continuent de souligner l’importance des collations qui leur permettent d’adopter un mode de vie plus équilibré et de renforcer leur bien-être émotionnel et qu’une majorité des personnes interrogées, affirment ainsi faire plus attention à ce qu’elles consomment (57%), et prêter particulièrement attention aux portions lorsque l’en-cas est pris à la maison (66%). 74% des consommateurs font d’ailleurs de la santé leur priorité. C’est également particulièrement vrai pour les Français qui 9 fois sur 10 choisissent un en-cas en fonction de leur impact sur la santé et leur équilibre alimentaire. Depuis le début de la pandémie, 62% d’entre eux sont ainsi à la recherche de collations pouvant améliorer leur système immunitaire. 

Le e-snack ou le succès des achats en ligne

La façon dont les consommateurs achètent des collations évolue rapidement. La moitié des adultes dans le monde déclarent avoir commencé à acheter des collations en ligne plus souvent qu’en magasin ou hors ligne (47%), 7 sur 10 prévoyant de continuer à acheter des collations en ligne une fois la pandémie terminée (69%). Une majorité affirme que la pandémie leur a ouvert les yeux sur tellement plus de façons d’obtenir des collations qu’elle ne le savait auparavant (57%), dont 3 sur 10 qui ont découvert des collations à essayer sur les réseaux sociaux (28%).

Les achats de collations virtuelles ont atteint un point de basculement, avec près de la moitié des répondants achetant en ligne. La moitié des adultes dans le monde déclarent avoir commencé à acheter des collations en ligne plus souvent qu’en magasin ou hors ligne (47%), 7 sur 10 prévoyant de continuer à acheter des collations en ligne une fois la pandémie terminée (69%). Une majorité affirme que la pandémie leur a ouvert les yeux sur tellement plus de façons d’obtenir des collations qu’elle ne le savait auparavant (57%), dont 3 sur 10 qui ont découvert des collations à essayer sur les réseaux sociaux (28%). Avec la pandémie, les consommateurs français ont découvert, pour 72% d’entre eux, qu’acheter des produits de snacking en ligne était plus facile que ce qu’ils imaginaient. Pour 61% des Français, le e-commerce fait désormais partie de leur routine et plus d’1 Français sur 2 souhaite continuer à faire leurs courses en ligne et à acheter des encas en ligne après la pandémie contre 7 personnes sur 10 à l’échelle mondiale. 

Cette tendance avait d’ailleurs été confirmée par l’étude Nielsen France (Etude Nielsen France « Covid 19 : learnings from an unprecedented crisis ») qui notait une progression de 42% du Click & Collect et de 47% de la livraison à domicile. Cette tendance se constate également dans le monde alors que la moitié des consommateurs déclarent avoir commencé à acheter des collations en ligne plus souvent qu’en magasin ou hors ligne (47%). 67% des consommateurs ont commencé à faire des achats de snacks en ligne parce que c’était plus sûr mais souhaitent désormais continuer par praticité. 

Des perspectives de marché prometteuses

«Les conclusions de notre rapport sur l’état des collations renforcent le rôle clé que joue le snacking dans la vie des consommateurs du monde entier, l’importance croissante du grignotage en 2020 et les moments de paix qu’il procure alors que les individus et les familles restent à la maison et continuent de faire face aux défis provoqués par la pandémie COVID-19», a déclaré Dirk Van de Put, président-directeur général de Mondelēz International. Selon ce dernier, il faut retenir de cette étude que le snacking mondial augmente à mesure qu’il devient une partie plus importante de la «nouvelle normalité» des consommateurs.

De son côté, selon l’étude du média Les Echos.fr, si «la période du confinement, avec la limitation des déplacements, les repas pris en famille et le retour de la cuisine, a pénalisé certaines occasions de consommation (repas sur le pouce, moments festifs, goûters à l’extérieur, nomadisme…) et certains produits (sandwichs, salades repas, compotes en gourde, goûters nomades…) », à l’inverse, «certaines catégories ont tiré leur épingle du jeu comme les burgers, le surimi,… Sur le moyen-long terme, le snacking reste néanmoins en parfaite adéquation avec l’évolution des modes de consommation et les perspectives du marché demeurent prometteuses». Selon le média en ligne « Le marché conserve sa forte réputation créative en matière d’innovations» citant l’apéritif dînatoire et de «nouveaux entrants de taille qui investissent le rayon traiteur avec des propositions innovantes de tartinables : Danone sous la marque « Danone à partager », Bel sous sa marque Boursin, Lesieur sous sa marque Puget. Par ailleurs, l’essor du télétravail, parti pour durer, suppose de réinventer l’offre de la pause-déjeuner».

Le snacking en bref

Tendances générationnelles du snacking : Les milléniaux grignotent plus pour le confort (57% 2020, 49% 2019, + 8%), la génération X pour booster leur l’humeur (44% 2020, 36% 2019, + 8%) et les baby-boomers à se récompenser (36% 2020, 28% 2019).

Que grignote l’Europe ? : L’Europe grignotent davantage les aliments salés, tandis que les Nord-Américains se tournent vers les sucreries. En Europe, les crackers et chips sont à la hausse (crackers: 47% 2020, 42% 2019, + 5%; chips: 45% 2020, 35% 2019, + 10%).

La plus forte hausse : La plus forte hausse d’une année à l’autre s’est produite dans la catégorie des collations salées, y compris les croustilles / chips, pop-corn et bretzels (55% mangent une fois par semaine ou plus en 2020, 48% 2019, + 7%). Il s’agissait de la catégorie de croissance n ° 1 parmi les milléniaux, la génération X et les baby-boomers, tandis que les centenaires sont plus susceptibles d’augmenter le grignotage sur le gâteau cette année (44% 2020, 37% 2019, + 7%). Les catégories qui ont considérablement augmenté: (1) Chips / Chips / Popcorn / Bretzels, (2) Biscuits salés et craquelins, (3) Soupe, (4) Chocolat, (5) Biscuits sucrés et biscuits, (6) Bonbons, et ( 7) Pain. Catégories sans changement significatif: (1) Fruits, (2) Gâteaux et pâtisseries, (3) Snack-bars, (4) Yaourt, (5) Bonbons locaux ou traditionnels, (6) Chewing-gum et (7) Glace crème.


Succès des portions : En plus de la commodité et de la portabilité, les collations à portions contrôlées permettent une pleine conscience et une indulgence modérée. 

Snack shop en ligne : Les gens du monde entier ont été surpris par la facilité avec laquelle l’expérience a été et indiquent que ce changement aura des implications durables sur leur routine d’achat. 77% estiment que l’achat de collations en ligne était plus facile qu’ils ne le pensaient 83% pays en développement (67% développés) ; 69% prévoient de continuer à acheter des collations en ligne une fois la pandémie terminée ; 67% ont commencé à acheter des collations en ligne parce que c’était plus sûr, mais restera avec ça parce que c’est pratique.

De nouvelles expériences d’achat en ligne : Les snackers recherchent la gamification, la personnalisation et les récompenses pour maximiser l’environnement numérique. 65% sont intéressés par au moins l’une des expériences d’achat en ligne suivantes: Mélangez et assortissez des packs de collations en vrac où vous pouvez choisir votre propre variété de saveurs (35%) ; Une boutique virtuelle en ligne où vous pouvez vous promener et parcourir les allées (27%) ; Une expérience de magasinage de type jeu qui vous donne des points à acheter qui peuvent être échangés contre des collations gratuites (27%) ; Accès exclusif à de nouveaux produits et saveurs, disponible uniquement en ligne (26%) ; 35% millénaire; Adhésion à une plateforme en ligne de points de fidélité, accès plus tôt à de nouveaux produits ou collations personnalisées (24%) ; Un service d’abonnement qui vous envoie automatiquement des collations en fonction de vos préférences (19%).

SOURCE (Les Echos et Mondelez * Méthodologie / Enquête réalisée en ligne par The Harris Poll pour Mondelēz International du 6 au 20 octobre 2020, auprès de 6 292 personnes de plus 18 ans dans 12 pays (États-Unis, Canada, Mexique, Brésil, France (n=519), Allemagne, Royaume-Uni, Russie, Chine, Inde, Indonésie et Australie). 

ParLa rédaction
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