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Du lait de vache clonée ?

Boire du « lait cloné » – du lait provenant d’une vache clonée – vous n’en boirez jamais, c’est certain ! En êtes-vous si sûr ? Depuis janvier 2008, la Commission européenne a ouvert le débat concernant l’utilisation d’animaux clonés pour l’alimentation, en proposant une modification du règlement européen sur les « nouveaux aliments », traitant du sujet.

Boire du « lait cloné » – du lait provenant d’une vache clonée – vous n’en boirez jamais, c’est certain ! En êtes-vous si sûr ? Depuis janvier 2008, la Commission européenne a ouvert le débat concernant l’utilisation d’animaux clonés pour l’alimentation, en proposant une modification du règlement européen sur les « nouveaux aliments », traitant du sujet. La négociation s’est achevée ce mardi 29 mars 2011, sans pour autant apporter plus de substance. En effet, les députés européens et les ministres des Etats membres n’ont pas trouvé d’accord commun. En résumé, les « aliments nouveaux » que sont les aliments issus d’animaux clonés, comme le lait ou la viande, sont toujours soumis à la règlementation en vigueur datant de 1997. Une règlementation qui, pour seule contrainte, impose une demande d’autorisation auprès de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) pour la mise sur le marché de viande ou de lait issus d’un animal cloné.

En d’autres termes, aucune réglementation n’impose d’identifier des aliments pouvant provenir d’animaux clonés ou de leur descendance, ou n’encadre la commercialisation de ces produits.

Le clonage d’animaux a débuté en 1996, avec la naissance de la brebis Dolly. Très rapidement, d’autres animaux issus du clonage ont suivi : Polly, Marguerite… Au début, le clonage animal avait pour vocation la recherche fondamentale, s’orientant vers des études sur les embryons ou encore les cellules souches. Mais dès les années 2000, des sociétés privées ont compris le potentiel économique que pouvait représenter le clonage, en conservant notamment des propriétés génétiques quasi identiques à l’animal parent. Tous les mammifères utiles à l’alimentation humaine, et en particulier leurs représentants aux potentiels génétiques élevés, c’est-à-dire aux caractères productifs ou reproductifs à forte valorisation économique, pouvaient à présent être « copiés à l’identique ».

Les Etats-Unis est le pays le plus avancé en matière de clonage d’animaux en vue de la production de denrées alimentaires. La mise sur le marché de denrées alimentaires (viande et lait) provenant directement de clones fait l’objet d’un moratoire volontaire, donc d’une interdiction. Cependant ce moratoire ne s’applique pas aux denrées dérivées de la descendance de clones ni aux spermes et aux embryons issus de clones. De plus, l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments, the Food and Drug Administration (FDA), a déclaré, tout comme l’EFSA qu’ « Aucun élément n’indique qu’il existe des différences en termes de sécurité des aliments, entre la viande et le lait obtenus à partir des animaux clonés et de leur progéniture, et ceux dérivés d’animaux conçus de manière traditionnelle ».

Quel est l’état des lieux actuel ? Quelle position adopte l’Union Européenne vis-à-vis de ces produits ? La sécurité sanitaire des aliments n’est-elle pas remise en question ? Agro-media.fr vous apporte des éléments de réponse en retraçant, pour vous, l’histoire du clonage.

Découvrez l’enquête exclusive réalisée par les experts d’agro-media.fr

ParLa rédaction
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