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La maladie de la vache folle : vers la fin du cauchemar ?

Les propositions d’assouplissement des mesures d’éradication de la maladie de la vache folle par le commissaire européen en charge de la santé, John Dalli, en juillet dernier, laisseraient penser que cette maladie est de l’histoire ancienne. Ces suggestions concernaient d’une part l’abolition de l’abatage systématique des troupeaux pour lesquels un cas

Les propositions d’assouplissement des mesures d’éradication de la maladie de la vache folle par le commissaire européen en charge de la santé, John Dalli, en juillet dernier, laisseraient penser que cette maladie est de l’histoire ancienne. Ces suggestions concernaient d’une part l’abolition de l’abatage systématique des troupeaux pour lesquels un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine a été détecté et d’autre part l’autorisation d’utilisation partielle des farines animales pour nourrir les bovins. Pour rappel, celles-ci avaient été totalement exclues de leur alimentation en 2000. Cette demande d’augmentation du niveau de tolérance en ce qui concerne les élevages bovins se fonde essentiellement sur les dernières données épidémiologiques. En 2009, un peu moins de 60 nouveaux cas de vache folle ont été décelés sur le territoire européen contre 63 000 en 1993. Au premier semestre 2010, aucun cas n’a encore été déclaré. Au vu de ces éléments, il apparaît plus adapté pour la commission de procéder à des tests sur chaque animal en amont de son entrée dans la chaîne alimentaire. En ce qui concerne les farines animales, le recours à certaines protéines animales pour l’alimentation des non ruminants (porcs, volailles, poissons) pourrait être toléré dans la mesure où l’animal n’est pas nourri par des protéines provenant de son espèce. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments rappelle que cette mesure imposerait de rendre totalement hermétique les filières de fabrication de diverses farines animales entre elles. Reste à savoir si les consommateurs consentiront à écarter une précaution sanitaire qui n’a plus lieu d’être…E.T

ParLa rédaction
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