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Les plats cuisinés reviennent sur le devant de la scène : + 5% en valeur.

Les chiffres du rayon traiteur en GMS mi-septembre :  475 000 t (+6% en volume) , 3,3 milliards d’euros (+5% en valeur), positionnent le marché des plats cuisinés comme le plus rentable. Les industriels n’ont pas manqué de se battre pour pénétrer ce rayon

Les chiffres du rayon traiteur en GMS mi-septembre :  475 000 t (+6% en volume) , 3,3 milliards d’euros (+5% en valeur), positionnent le marché des plats cuisinés comme le plus rentable. Les industriels n’ont pas manqué de se battre pour pénétrer ce rayon : Turenne Lafayette  prévoit de se positionner sur le rayon frais LS d’ici fin 2011 avec la marque William Saurin (450 000 millions d’euros de chiffre d’affaires au rayon épicerie) par un investissement sur une nouvelle usine de plats cuisinés de 7 000 m² à Laon (02).De même, l’an dernier, Delpeyrat et LDC se sont lancés dans une vive bataille pour racheter la marque Marie dans le but de développer une gamme spécifique à ce rayon. Delpeyrat a essuyé son échec en investissant sur la partie traiteur de Loeul et Piriot. Les industriels régionaux visent eux aussi la pénétration de ce marché en vue d’une ouverture sur des marchés plus nationaux, voire internationaux : Saint Jean (47 millions d’€ de chiffre d’affaires prévus fin 2010) s’est ainsi lancé dans les Box de plats cuisinés, Stoeffler a réussi à imposer l’Alsace sur le territoire national à travers les flammenkueches et la choucroute. Ce dernier produit (9% des volumes des plats cuisinés) est désormais lui aussi proposé en box. On observe ainsi une vulgarisation du terroir, le rendant plus attrayant  aux  consommateurs.
Les leviers de cette croissance du rayon, après deux années d’accalmie (2009 : +0,5% seulement de chiffre d’affaires sur le marché des plats cuisinés individuels), sont multiples : l’augmentation du mètre linéaire en grande surface, une  forte activité promotionnelle, des investissements publicitaires lourds (+172%), un prix de vente plus accessible sur les marques nationales et le lancement de la désormais populaire Box. La PastaBox, lancée par Sodeb’O en avril 2009 a révolutionné le rayon : 1 million de PastaBox sont désormais vendues chaque mois (rotation 20% supérieure aux plats cuisinés individuels). Ainsi, alors que le pionnier était seul intervenant il y a un an, ils sont désormais 8 à ce partager cette offre, mais Sodeb’O reste leader avec 48% de parts de marché en valeur, suivi par Lustucru (18%) puis LDC (17% à travers les marques Marie, Weight Watchers et Tradition d’Asie). Après les pâtes, la choucroute, le chinois, les salades, les légumes, que pouvons nous encore mettre en Box ? M.L.

ParLa rédaction
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