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Plan Eau : Quel impact pour l’industrie agroalimentaire ?

Le « Plan eau » aux 53 mesures, présenté récemment par le Président de la République à Savines-le-Lac, est l’une des priorités de la planification écologique du Gouvernement. En effet, le cycle de l’eau en France a connu d’importantes modifications au cours des dernières décennies : épisodes de sécheresse comme en 2022, diminution du niveau des nappes phréatiques, changement du rythme …

Plan Eau : Quel impact pour l’industrie agroalimentaire ?
Pour Veolia Waters Technologies, le grand défi aujourd’hui réside à convaincre les industries agroalimentaires françaises de la nécessité de se tourner vers le «Re-use» en toute sécurité. Une technologie qui va devenir incontournable dans les années à venir pour ce secteur, grand consommateur d’eau.

Le « Plan eau » aux 53 mesures, présenté récemment par le Président de la République à Savines-le-Lac, est l’une des priorités de la planification écologique du Gouvernement. En effet, le cycle de l’eau en France a connu d’importantes modifications au cours des dernières décennies : épisodes de sécheresse comme en 2022, diminution du niveau des nappes phréatiques, changement du rythme des pluies. Ces changements affectent de nombreux secteurs dont l’agriculture, l’énergie et l’industrie. Afin de répondre à ces défis, le Chef de l’État a proposé une série de mesures visant à redéfinir la politique de gestion de l’eau pour l’adapter aux enjeux du changement climatique, en lien avec les élus et les collectivités territoriales.

10 % d’eau économisés dans tous les secteurs d’ici 2030

Un plan qui se veut de « sobriété » et d’ «efficacité» afin que d’ici 2030, 10 % de l’eau soient économisés dans tous les secteurs. Cinq axes sont privilégiés à cet effet, à savoir inscrire la sobriété dans tous les usages et dans la durée, lutter contre les fuites et moderniser notre réseau, investir massivement dans la réutilisation des eaux usées, planifier les usages de l’eau et accompagner les transformations des filières très consommatrices et mettre en place une tarification progressive et incitative de l’eau.

«Ce plan eau, avec sa cinquantaine de mesures, c’est avant tout un plan de sobriété et d’efficacité pour l’eau dans la durée. Je pense à fixer un cap à notre Nation avec un objectif pour 2030 qui est de faire 10 % d’économie d’eau dans tous les secteurs. C’est une modernisation sans précédent de notre politique de l’eau. C’est intégrer le rapport à la quantité et à l’évolution liée au dérèglement climatique pour intégrer totalement dans cette planification qui est écologique, l’enjeu du changement climatique. (…). Alors d’abord faire des économies d’eau dans tous les secteurs et dans la durée, c’est l’objectif qu’on doit se fixer parce que le changement climatique va nous priver de 30 à 40% de l’eau disponible dans notre pays à l’horizon 2050», a expliqué Emmanuel Macron.

Accompagner 50 sites industriels avec le plus fort potentiel de réduction

Le secteur de l’industrie agroalimentaire est donc également concerné par ce plan Eau qui propose dans un premier volet d’organiser la sobriété des usages de l’eau pour tous les acteurs. Le Gouvernement souhaite ainsi réduire de 10 % d’eau prélevée d’ici 2030. L’Etat proposera pour les industries, l’accompagnement d’au moins 50 sites industriels avec le plus fort potentiel de réduction avec dès 2023, avec un démarrage immédiat des travaux. Par ailleurs, parmi les mesures, afin de mieux piloter la ressource en mesurant mieux les volumes prélevés,  l’installation de compteurs avec télétransmission des volumes prélevés sera rendue obligatoire pour tous les prélèvements importants (correspondant aux seuils d’autorisation environnementale).  Le lancement de cette expérimentation est prévue dans 10 territoires dès 2024 et la généralisation d’ici 2027.

Développer 1000 projets de réutilisation de l’eau sur le territoire, d’ici 2027

Pour optimiser la disponibilité de la ressource et afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable, l’objectif sera de réduire les fuites. Afin de valoriser les eaux non conventionnelles (REUT, eau de pluie, eaux grises…), l’Etat propose de développer 1000 projets de réutilisation sur le territoire, d’ici 2027. Par ailleurs, les freins règlementaires à la valorisation des eaux non conventionnelles seront ainsi levés à la fois dans l’industrie agroalimentaire, dans d’autres secteurs industriels et pour certains usages domestiques, dans le respect de la protection de la santé des populations et des éco-systèmes dès 2023. L’accompagnement des porteurs de projets de réutilisation des eaux usées traitées sera structuré autour : d’un guichet unique pour le dépôt des dossiers : le préfet de département ; d’un accompagnement France Expérimentation pour les dossiers innovants rencontrant des blocages réglementaires (dispositif ouvert à tous les projets favorables à la ressource en eau) ;  et un chef de projets. Un observatoire sur la réutilisation des eaux usées traitées sera mis en place. Parmi les autres mesures, l’empreinte eau sera intégrée dans l’affichage environnemental dès 2024.

Investir dans de nouveaux process et installations

L’ANIA, association nationale des industries alimentaires, a accueilli « très favorablement » les engagements pris par l’Etat dans le cadre du « Plan eau » : «Les 17 000 entreprises alimentaires dont 98% sont des PME, sont mobilisées de longue date pour économiser l’eau et développer les process qui permettent des usages optimisés. La fréquence accrue et l’aggravation des sécheresses menacent les activités utilisatrices d’eau, et ainsi la pérennité et la compétitivité des entreprises. L’accès à l’eau et sa gestion est un enjeu majeur pour notre industrie. Nos entreprises utilisent de l’eau pour l’élaboration de leurs produits mais aussi pour garantir la sécurité des aliments, par exemple pour le nettoyage des outils de production et de transport. Le « Plan eau » présenté permet de lever des verrous réglementaires ce qui va permettre de réduire les rejets d’eaux usées et réduire les prélèvements d’eau potable, tout en garantissant la pleine sécurité sanitaire des produits. La France se donne ainsi les moyens de rejoindre d’autres pays européens plus avancés dans ce domaine en utilisant ce levier majeur d’économie de la ressource. L’ANIA se réjouit que ce dispositif, pour lequel l’ABEA (Association des entreprises agroalimentaires bretonnes) et l’ATLA (Association des transformateurs laitiers) ont milité depuis longtemps, devienne enfin une réalité.

Déterminante sera à présent la traduction de ce plan dans les textes réglementaires et les modalités opérationnelles de mise en œuvre des mesures afin qu’elles répondent aux contraintes et usages existants des entreprises. Enfin il faudra définir les dispositifs d’accompagnement pour les entreprises qui vont devoir investir dans de nouveaux process et installations».

Du champs à l’usine, des solutions innovantes pour l’eau

Osiris agriculture propose un service clef en main, basé sur la robotique, qui aide les agriculteurs à optimiser l’irrigation, la fertilisation et la protection des cultures. Osiris a développé un robot autonome capable d’automatiser les tâches d’irrigation, de fertilisation et de protection des cultures pour les pommes de terre et légumes. Ce dernier donne le pouvoir aux agriculteurs de réaliser une transition agroécologique sereine et rentable. Oscar est un robot autonome qui irrigue les pommes de terre et légumes de manière autonome. Il est au plus près de vos cultures pendant la saison d’irrigation et permet de les protéger à tout moment. Jour après jour, il sillonne votre champ pour de déposer la juste dose d’intrant à la plante près. Qu’est ce qui le rend unique ? Sa connaissance de la parcelle grâce à l’intelligence artificielle vous permet de vous donner toutes les clefs pour prendre les meilleurs solutions, décision qu’il va moduler en fonction des besoins locaux de votre parcelle. Oscar est disponible sous la forme d’un service complet, il se charge de votre irrigation sur l’ensemble de la saison. Oscar est amené et paramétré par nos soins sur vos parcelles. Il va rester pendant toute la saison dans le champs et arpenter jour après jour l’ensemble de votre parcelle pour y déposer la dose d’eau dont la plante à besoin pour se développer. Pendant la saison d’irrigation, vous pouvez suivre l’avancement de son travail, profiter de sa remonté de donnée pour prendre les meilleurs décisions et lui indiquer la dose d’eau à mettre. A la fin de la saison nous le récupérons et effectuons la maintenance. Avec Oscar, c’est 30 % d’économie d’eau par rapport à un enrouleur.

La raslysation, l’alternative verte

Le remplacement de la chaleur par la lumière UV a créé la possibilité de réinventer la pasteurisation, nous appelons cette nouvelle méthode Raslysation. Les propriétés antibactériennes naturelles de la lumière UV sont connues depuis plus de 100 ans. Il est largement utilisé pour désinfecter l’eau de boisson et de traitement, mais maintenant il peut également être utilisé pour des liquides non transparents tels que le lait. Cela permet une production plus durable.

La technologie Raslysation de Lyras utilise des lampes UV germicides à basse pression pour générer la lumière désinfectante, et en tant que premier du genre, le nouveau système breveté de Lyras a des filtres de lumière intégrés, qui éliminent les longueurs d’onde inutiles qui autrement pourraient risquer de réduire la qualité du produit. . Le filtre de lumière ne laisse passer que les longueurs d’onde souhaitées, et celles-ci inactivent les spores et les bactéries à un niveau que la pasteurisation conventionnelle ne peut pas. De plus, la géométrie de conception unique crée un écoulement turbulent qui expose tout le volume du liquide. En bref, vous disposez d’un système capable de traiter tout liquide non transparent, par ex. lait, jus ou soda. La raslyse réduit la teneur microbienne dans le jus à un niveau équivalent ou inférieur à la pasteurisation conventionnelle. Outre l’amélioration de la perception sensorielle du jus, le processus nécessite également des procédures CIP plus courtes, réduisant la consommation d’eau de 60 à 80 % et la consommation d’énergie de 60 à 90 %.

Thrasos propose un outil unique Pure Player & compatible industrie 4.0 de gestion de la sécurité des aliments. L’outil Thrasos permet de gérer et d’optimiser les opérations de biosécurité en procédant à une analyse 360 de l’ensemble des paramètres impactants. Thrasos délivre pour chaque type d’usine agroalimentaire et chaque ligne de production un programme de nettoyage 100% adapté et optimisé. Thrasos permet enfin aux industriels d’anticiper les contaminations et de contrôler le risque de rappels produits liés à des mauvais nettoyages. L’objectif est d’optimiser les opérations de nettoyage et de désinfection, afin de réduire les consommations d’énergies, d’eau et d’éventuelles contaminations. La solution Thrasos utilise une technologie unique d’Intelligence Artificielle lui permettant d’analyser en temps réel chaque opération de nettoyage pour chaque ligne de production. Grâce à un système de gestion de la sécurité des aliments unique développé en collaboration avec les meilleurs Instituts de Recherche en Sciences Alimentaires, Thrasos permet de suivre et évaluer précisément en temps réel l’efficacité des opérations de nettoyage. Chez Thrasos, nous savons à quel point il est important d’être réactif et efficace en ce qui concerne la Sécurité des Aliments. La solution Thrasos offre une nouvelle approche des opérations de nettoyages basée sur un Système de Gestion holistique de la Sécurité sanitaire des Aliments.

Florette économise 2 millions de litres d’eau à Torreilles

Grâce à des changements d’habitude et de fonctionnement, Florette a économisé 2 millions de litres d’eau (2.000 m3), ce qui représente environ 30% de sa consommation habituelle.

Depuis quatre ans, Florette, installée dans l’un des départements les plus touchés par la sécheresse, cherche des moyens d’économiser l’eau pour le lavage, le rinçage et l’essorage des fruits et des salades. Grâce à des changements d’habitude et de fonctionnement, l’usine a économisé 2 millions de litres d’eau (2.000 m3), ce qui représente environ 30% de sa consommation habituelle. Spécialisée dans l’empaquetage et le conditionnement de fruits et de salades, l’usine Florette à Torreilles (Pyrénées-Orientales) fournit notamment le géant McDonald’s. Depuis quelques années, elle trouve des solutions pour réaliser des économies d’eau records. « C’est une démarche « 100% pour l’environnement », assure le directeur de l’usine Florette, Bertrand Debus. L’eau utilisée par l’entreprise est directement prélevée en milieu naturel. « Nous ne payons pas cette eau, donc nous souhaitions simplement avoir une meilleure maitrise de notre impact sur l’environnement. »Depuis quatre ans, Florette, installée dans l’un des départements les plus touchés par la sécheresse, cherche des moyens d’économiser l’eau pour le lavage, le rinçage et l’essorage des fruits et des salades. Grâce à des changements d’habitude et de fonctionnement, l’usine a économisé 2 millions de litres d’eau (2.000 m3), ce qui représente environ 30% de sa consommation habituelle.

De son côté, Prince de Bretagne prend sa part dans le défi de l’eau et met en place de nouvelles pratiques culturales dans le but de préserver la qualité de l’eau et d’en optimiser son utilisation. Effaceurs de traces de roues, buttage, binage mécanique, paillage biodégradable sont autant de techniques mises en place pour retenir l’eau et limiter son ruissellement. A celles-ci vient s’adjoindre le résultat prometteur d’un travail initié il y a deux ans pour obtenir des variétés de tomates et de choux-fleurs plus résistantes au stress hydrique d’ici deux ans. Il s’agit d’obtenir d’ici deux ans 30 % d’eau en moins sur la culture de 35 variétés de choux-fleurs et 7 variétés de tomates.

La réutilisation de l’eau vue par Veolia Waters

L’eau se retrouve dans toutes les composantes de la chaîne de production : des matières premières aux systèmes de refroidissement, jusqu’aux installations sanitaires. Bien que l’agroalimentaire ne soit pas le secteur le plus gourmand en eau, il est l’un de ses premiers consommateurs et la qualité d’eau y est essentielle, la pureté de l’eau doit être adaptée afin de ne pas altérer les caractéristiques des produits alimentaires.

En s’appuyant sur son expérience mondiale de la gestion du cycle de l’eau industrielle, Veolia Waters a développé des solutions standard pour le recyclage et la réutilisation de l’eau afin de soutenir toutes les industries. La réutilisation de l’eau se fait généralement et, selon les cas, en combinant plusieurs procédés ou technologies, comme le traitement biologique ou physico-chimique, la clarification, la filtration gravitaire et/ou membranaire, l’évaporation, la désinfection, la déminéralisation et l’oxydation avancée.
En s’appuyant sur son portefeuille complet de procédés standard et de technologies, VWT réalise des filières de réutilisation de l’eau sur mesure répondant aux objectifs de chaque client et conformes aux réglementations en vigueur pour chaque application. Son expertise lui permet aujourd’hui d’apporter à ses clients un soutien supplémentaire dans la standardisation des équipements, le recyclage des effluents traités, et l’adoption de sources d’approvisionnement alternatives.

Parce que l’eau n’est pas une ressource inépuisable et qu’elle a un coût, le fournisseur de solutions d’eau, Veolia Water Terchnologies (VWT), accompagne les industries depuis plus de vingt ans vers le Re-use, une technologie évolutive permettant la réutilisation des eaux usées en utilités. Par ailleurs les technologies de traitement anaérobie offrent un double avantage aux usines agroalimentaires. Tout en traitant des flux de déchets et d’eaux usées très divers, elles génèrent comme sous-produit un biogaz riche en énergie, qui peut être utilisé pour la fourniture d’électricité « verte » ou de chaleur. L’approche durable de Veolia Water Technologies en gestion de l’eau consiste à transformer les déchets en sous-produits valorisables, comme des engrais, qui peuvent être utilisés ou commercialisés. Ses technologies de filtration fine garantissent la qualité et la pureté des produits. Ces systèmes offrent une méthode sûre et économique pour éliminer les matières en suspension et autres particules indésirables dans vos produits.

ParLa rédaction
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