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Des produits labellisés Triple A dans nos paniers

Souvenez-vous, il y a quelques années, le monde et ses populations se sont réveillés (bien après les écologistes, ONG et autres associations) en constatant que les ressources de notre planète étaient effectivement limitées et que le développement durable et le commerce équitable n’étaient peut-être pas une fantaisie.

Souvenez-vous, il y a quelques années, le monde et ses populations se sont réveillés (bien après les écologistes, ONG et autres associations) en constatant que les ressources de notre planète étaient effectivement limitées et que le développement durable et le commerce équitable n’étaient peut-être pas une fantaisie. Le cercle marketing classique s’est alors mis en place : première phase de prise de conscience des populations et nouvelles attentes > seconde phase d’intégration plus ou moins démagogique de l’écologie dans les programmes et discours des partis politique > troisième phase de développement du « green marketing », notamment en agroalimentaire. Pseudo labels, éco packaging, refontes de chartes graphiques (on pensera au logo Mcdo devenu soudainement vert et jaune), argumentaires publicitaires… Les marques se lançaient dans la course au marketing vert et durable.

 

La médiatisation de la dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s invite à penser que le cycle marketing classique va rapidement refaire des siennes. La phase 1, dans notre cas la prise de conscience d’une notation, a eu lieu pour la majorité des gens en 2010 et 2011. Combien de personnes – hors économistes, étudiants en éco, politiques, financiers… – connaissaient les agences de notations et leur pouvoir avant la crise actuelle ?

La seconde phase s’enclenche actuellement avec une récupération logique par les partis politiques de la course au Triple A dans le cadre des élections présidentielles de 2012.

Tout laisse donc à penser qu’un système de notation similaire risque d’être repris très prochainement dans les stratégies marketing des entreprises.

 

Nespresso, figure de proue du food marketing l’a déjà bien assimilé. Alors que l’entreprise s’est engagée depuis plus de 8 ans dans le développement durable avec le déploiement du programme Nespresso AAA Sustainable Quality ™*, sa stratégie ne valorisait jusqu’à maintenant que la dimension écologique du programme auprès du grand public, notamment à travers le recyclage des capsules. Le nom du programme AAA était certes présent sur certaines références mais restait inconnu pour la majorité des consommateurs. Ce n’est qu’en 2011, alors que le triple A se démocratise en communication politique et financière, que Nespresso lance une campagne de communication autour de Dhjana, une référence de capsules d’un café principalement issu du programme AAA.

Je vous invite d’ailleurs à découvrir le minisite qui est un très bel exemple de récupération marketing mêlant écologie, commerce équitable et Triple A. On a un peu l’impression que Nicolas Hulot, Yannick Noah et le Roi Lion ont pris en otage Soleil Noir (l’agence de com qui a réalisé le site) mais le résultat est efficace. 

 

La communication d’un café triple A laisserait donc présager que de nombreuses marques alimentaires emboiteront le pas du génie du marketing vers une reprise globale de la notation au niveau publicitaire.

 

Le marketing Triple A aurait-il commencé ?

 

Nouveau marketing Nouvelle forme de Marketing

 

 

* Extrait du dossier de presse : C’est en 2003 que Nespresso  s’engage dans le développement durable avec le déploiement du Programme Nespresso  AAA pour une Qualité Durable (Nespresso  AAA Sustainable Quality ™ Program). En 2009, l’entreprise étoffe sa vision avec le lancement d’Ecolaboration ™ . En 2009, Nespresso  prend de nouveaux engagements en matière de développement durable dans trois domaines distincts : le café, les capsules et l’empreinte carbone. Au-delà des objectifs fixés dans le cadre de cette approche, Nespresso  souhaite avant tout, avec Ecolaboration ™, ancrer le développement durable au coeur de ses décisions et activités, et mobiliser l’ensemble de ses collaborateurs pour trouver de nouveaux moyens à même de créer davantage de valeur pour la communauté. Aujourd’hui, Ecolaboration ™ se concentre sur trois domaines : le café,les capsules et l’empreinte carbone.

ParLa rédaction
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