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Culture Viande analyse le Hors-série « Manger moins de viande » 

« La filière doit mettre un point d’honneur à mieux diffuser ses arguments dans l’objectif que la population française reste attentive à l’importance pour la santé que revêt un régime alimentaire varié et équilibré. Sur la question de la consommation d’eau destinée à l’élaboration d’un steak, il reste du chemin à parcourir afin de rétablir la vérité : produire un …

Culture Viande analyse le Hors-série « Manger moins de viande » 
Le hors-série « Manger moins de viande » du magazine 60 Millions de Consommateurs du mois de mai-juin 2017.

« La filière doit mettre un point d’honneur à mieux diffuser ses arguments dans l’objectif que la population française reste attentive à l’importance pour la santé que revêt un régime alimentaire varié et équilibré. Sur la question de la consommation d’eau destinée à l’élaboration d’un steak, il reste du chemin à parcourir afin de rétablir la vérité : produire un steak ne nécessite pas une piscine d’eau ! » écrit Culture Viande, le syndicat des entreprises françaises de viandes dans sa lettre hebdomadaire n°16 du 21/04/2017.
Le syndicat a en effet souhaité commenter le hors-série « Manger moins de viande » du magazine 60 Millions de Consommateurs (mai-juin 2017) qui développe un dossier de 45 pages sous le titre : « Quelles viandes manger ? ».

« Une série de petits articles approximatifs »

Selon ce dernier, le dossier comporte « une série de petits articles approximatifs », comme celui intitulé « Produire 1 kilo de bœuf nécessite l’équivalent d’une petite piscine ».
Même si l’article précise que « ce chiffre est remis en cause par INTERBEV qui estime « qu’il faut 50 litres d’eau pour 1 kg de viande… 94% des 15 000 litres annoncés correspondant à de l’eau de pluie, ce qu’un rapport de l’Unesco explique effectivement». L’article met également en avant que « les cultures céréalières destinées à l’alimentation du bétail absorbent une « grande » partie de cette eau, l’empêchant ainsi de reconstituer les nappes phréatiques »… Sur le thème « viande et santé », « le dossier revient de façon plus équilibrée sur les recommandations de l’ANSES, dont la presse se nourrit », pour appeler à limiter la consommation de viande rouge cuite à 500g/semaine.
Le magazine y explique que la consommation réelle actuelle de viande des Français est de 52.5g /j de viande rouge, soit 25% de moins que les recommandations actuelles. Le dossier prône par ailleurs l’équilibre alimentaire en précisant qu’il «existe un moyen de contrer l’effet cancérogène du fer héminique grâce aux fruits et aux légumes…».

« 60 millions ne se fie pas aux étoiles »

Le magazine liste les repères clés pour choisir sa viande : couleur, tendreté, saveurs, choix des morceaux, labels et signes de qualité. Concernant l’achat en GMS (p.42 à 49), s’il est noté que les étiquettes des produits vendus au rayon boucherie libre-service ne mentionnent pas toujours la race, il est également précisé qu’au rayon « à la coupe », il est possible « d’acheter des produits de grande qualité sans se ruiner »/ou que « le local est privilégié ».
Toutefois, le nouvel étiquetage simplifié des morceaux au rayon libre-service ne remporte pas l’adhésion de 60 Millions pour qui « Il ne faut pas se fier à l’étiquetage par étoile : le nombre d’étoiles étant attribué selon la nature du morceau et non en fonction de sa qualité ». (…)

Des carences au niveau de la qualité des protéines végétales

La seconde partie du hors-série fait quant à elle le point sur les vitamines et les minéraux présents dans les fruits et légumes, la nécessité de conserver un équilibre alimentaire même si l’on a fait le choix d’un régime 100% végétal, et en particulier l’importance de la vitamine B12 difficilement accessible en dehors de la viande. Deux pages sont également consacrées au soja et steaks & laits végétaux. Culture Viande retient notamment la mention des légumes secs que le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) recommande désormais de mettre au menu « 2 fois par semaine » est citée par François Mariotti, président du comité d’experts spécialisé nutrition humaine de l’ANSES, qui déclare « cette famille source de protéines, pauvre en acides gras saturés et riche en fibres, peut avantageusement remplacer la viande rouge, dont on sait aujourd’hui que les apports doivent être limités ».
Le régime végétarien ou végan confirme des carences au niveau de la qualité des protéines végétales qui « contiennent une quantité légèrement plus faible de certains acides aminés dits essentiels que les protéines animales. ». Sans compter que le zinc d’origine végétale est moins bien assimilé que celui d’origine animale, que le déficit en calcium est fréquent chez les végans, et enfin, qu’il existe un vrai risque pour les femmes enceintes et allaitantes végétaliennes – mention notamment des laits végétaux mal adaptés à l’évolution du bébé.

Extrait de L’ACTU, la Lettre Hebdomadaire de Culture Viande n°16 du 21/04/2017

ParLa rédaction
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