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Bisphénol A : une députée socialiste répond à l’Académie nationale de médecine.

Michèle Delaunay est députée socialiste de Gironde, mais elle est aussi médecin.

Michèle Delaunay est députée socialiste de Gironde, mais elle est aussi médecin. Suite au rapport publié par l’Académie nationale de médecine jugeant l’interdiction du bisphénol A « précipitée », elle a tenu à s’exprimer à son tour sur le sujet.

Selon elle, la loi n’est « pas prématurée », bien qu’elle affirme comprendre « les inquiétudes » de ses homologues de l’Académie quant au cours délai imposé. Elle a tenu à souligner que « la date du 1er janvier 2014 a recueilli un large consensus au sein de l’Assemblée et a également été approuvée par le gouvernement ». Dans un communiqué, elle a rappelé que : « les industriels travaillent en effet depuis plusieurs années à l’élaboration de substituts et l’instauration d’une date butoir devrait les inciter à accélérer leurs travaux, tout en laissant à la communauté scientifique le temps nécessaire pour tester l’innocuité des nouveaux produits ».

Elle semble cependant regretter l’avancée de la date butoir au 1er janvier 2013 pour les produits à destination des enfants. Ainsi, elle a souligné que « c’est un amendement de dernière heure du gouvernement qui a ramené ce délai au 1er janvier 2013 pour les aliments ou ustensiles à destination infantile », avant d’ajouter : « cette initiative est d’ailleurs de peu d’effets en termes de santé publique puisque la grande majorité de l’exposition infantile vient de l’alimentation normale directement ou par l’intermédiaire du lait maternel ». En attendant, l’interdiction est bel et bien en marche et les industriels n’ont d’autre choix que de trouver au plus vite des produits de substitution dont l’innocuité devra être prouvée.

ParLa rédaction
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