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Etiquetage nutritionnel, 10 mesures phares.

Comme nous vous l’annoncions début juillet, les eurodéputés ont finalement trouvé un consensus autour de l’étiquetage des denrées alimentaires et l’information des consommateurs. Après d’âpres négociations ouvertes sur le sujet en 2008, le Conseil, la Commission et le Parlement européen sont finalement tombés d’accord

Comme nous vous l’annoncions début juillet, les eurodéputés ont finalement trouvé un consensus autour de l’étiquetage des denrées alimentaires et l’information des consommateurs. Après d’âpres négociations ouvertes sur le sujet en 2008, le Conseil, la Commission et le Parlement européen sont finalement tombés d’accord. Agro-media.fr revient pour vous sur les 10 principales dispositions qui concerneront les industriels de l’agroalimentaire dès 2014.
1. Quid de l’affichage des acides gras trans ? Obligatoire dans la version initiale du texte, cette disposition a finalement été abandonnée. Attention, il sera également impossible pour les industriels de mentionner leur teneur, ou leur absence.
2. Mise en avant des allergènes. Ils devront figurer de manière claire sur l’étiquetage, à part de la liste d’ingrédients, même sur les denrées non pré-emballées.
3. Affichage obligatoire de sept nutriments. Sur n’importe quel côté de l’emballage devra figurer un tableau comprenant la valeur énergétique, les quantités de lipides, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines et de sel. Cette obligation sera effective fin 2016. A noter également que d’autres nutriments pourront également être affichés de manière volontaire en plus de ces sept obligatoires, et notamment les acides gras mono et poly insaturés, les fibres, polyols, l’amidon, les vitamines ou les minéraux.
4. Une information nutritionnelle pour 100 g ou 100 ml. C’est ce qui sera obligatoire sur le produit. Le choix d’afficher cette information à la portion, ou par rapport aux apports nutritionnels journaliers est laissé libre à chaque industriel.
5. 1,2 mm minimum de hauteur de police pour l’affichage ! Réduite à 0,9 mm pour les emballages de moins de 80 cm². La Commission proposait dans la version initiale du texte 3 mm minimum. Pour les emballages dont la face la plus grande est inférieure à 25 cm², la déclaration nutritionnelle n’est pas obligatoire.
6. Un règlement pour tous, quelque soit sa taille. Il avait été question à un moment d’exempter les entreprises de moins de 10 salariés et 2 millions d’euros de CA. Cette proposition a été abandonnée.
7. Sus aux imitations ! Les produits en imitant d’autres doivent être étiquetés comme tels, l’ingrédient de substitution devant figurer en face avant de produit et en grands caractères.
8. Etiquetage du pays d’origine étendu. Ce qui est valable aujourd’hui pour les bovins le sera également fin 2014 pour les viandes fraîches de porc, mouton, chèvre et volaille. Et, selon les conclusions d’une future étude de la Commission, peut-être un jour pour tous les ingrédients à base de viande.
9. Boissons alcoolisées exemptées. Un texte spécifique sera édité pour les boissons alcoolisées (> 1,2%).
10. Dès 2014… Trois ans, c’est la période dont dispose les industriels pour se mettre en conformité avec ces nouvelles règles, et même cinq ans pour celles concernant la déclaration nutritionnelle.

ParLa rédaction
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