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Industrie agroalimentaire : La volaille étrangère s’importe dans vos assiettes

Près de 80% de la volaille que vous consommez dans des restaurants ou dans des plats préparés est importée. Moins chère, calibrée, elle est plus pratique à servir dans les restaurants.

Industrie agroalimentaire : La volaille étrangère s’importe dans vos assiettes
Avec huit chances sur dix de consommer de la volaille importée, la France est championne du Made in Europe pour ses viandes. Mais pas du Made in France…

Les chiffres sont étonnants. Selon Ouest­France, la filière volaille a été la première à le dénoncer : hors de chez eux, les Français ont huit chances sur dix de manger du poulet importé. Une révélation qui rouvre bien des débats : du « made in France » à la traçabilité.

C’est d’ abord une question de calibrage et de poids des pièces de volaille. Chaque client doit avoir la même. Et le temps de cuisson doit rester, sensiblement, le même. Résultat pour y parvenir, une seule solution (rentable) : l’import de volaille européenne.

Une question de rentabilité

Essentiellement en provenance d’Allemagne, de Belgique, des Pays­Bas, de Pologne, la volaille qui est proposée à la consommation dans les plats préparés ou dans la restauration est européenne mais pas « Made in France ». Une façon de réaliser des économies non négligeables pour les professionnels de l’industrie agroalimentaire.

Denis Lambert, PDG de LDC, nous le confiait déjà dans les allées du Sial : 40% de la volaille qui est consommée en France vient de l’étranger parce que le coût de production de la volaille français est entre 5 à 7 % supérieur à celui des autres pays européens.

Le débat sur le « Made in France » relancé

Entre l’appel à plus de patriotisme alimentaire lancé par Manuel Valls récemment et celui de la FNSEA à « manger français », cette révélation relance les débats sur les produits alimentaires etles viandes « made in France ». De plus, depuis le Horsegate, les viandes venues de l’étranger font craindre un nouveau scandale sanitaire et les discussions autour d’un étiquetage et d’une traçabilité homogénéisée d’un point de vue européen sont encore dans l’air du temps. En attendant, vos steaks chez McDonald’s n’ont jamais brouté l’herbe verte des prairies françaises… et c’est toujours mieux de le savoir.

ParLa rédaction
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