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Les abattoirs s’investissent sur la question du bien-être animal.

La réglementation européenne traitant du bien-être animal entrera en application dans les abattoirs en 2013. Ainsi, le personnel devra suivre une formation spécifique et davantage de procédures seront mises en place. Les abattoirs seront également responsabilisés, et devront mettre en place eux-mêmes les procédures

La réglementation européenne traitant du bien-être animal entrera en application dans les abattoirs en 2013. Ainsi, le personnel devra suivre une formation spécifique et davantage de procédures seront mises en place. Les abattoirs seront également responsabilisés, et devront mettre en place eux-mêmes les procédures et définir des indicateurs afin de s’auto-évaluer en vue d’atteindre les objectifs fixés par la réglementation. Selon Pierre Frotin, spécialiste du bien-être à l’Ifip :

  • « les outils français seront prêts car ils ont anticipé l’échéance de quatre ans ».

Ainsi, un guide collectif a été élaboré par la profession et a « aujourd’hui vocation à être relu par les associations et validé par les administrations » afin de « servir de base en Europe ».

Du côté de la coopérative Cooperl Arc Atlantique, la question du bien-être est « un travail continu depuis 2004, intégré au même titre que la sécurité sanitaire », explique Sophie Bertrand, responsable qualité du groupe. Les deux abattoirs de l’entreprise ont évolué pour des raisons de question animale au-delà des exigences européennes de l’époque afin de conquérir le marché anglo-saxon. Le troisième abattoir acquis en 2009 a également suivi ces principes.

  • Dans chaque abattoir, un responsable bien-être a été mis en place après avoir été formé au Royaume-Uni.
  • Des critères objectifs ont aussi été définis, comme le nombre de glissades ou de cris stridents lors de la manipulation des animaux pendant le déchargement.
  • Selon Sophie Bertrand, la formation du personnel reste tout de même le principal enjeu car « il faut adapter son comportement à l’animal qu’on reçoit ». Les procédures sont ainsi remises en cause en permanence.

Ces évolutions, « fédératrices pour tous les maillons de l’entreprise », ont un autre atout : elles améliorent la qualité de présentation des carcasses, qui ont moins de traces grâce à une meilleure maîtrise des matériaux et des animaux. Selon Henri de Thoré, président de l’Ifip, « le bien-être est une des armes pour résister à la concurrence internationale ».

ParLa rédaction
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