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Les descendants de Dolly et Marguerite vont continuer à se retrouver dans nos assiettes.

Petit rappel : 5 juillet 1996, naissance de la brebis Dolly, premier mammifère né par clonage ;  20 février 1998, la première génisse clonée a vu le jour : Marguerite. Mais qu’en est-il aujourd’hui de la consommation de ces animaux clonés ? L’Europe impose à tout agriculteur, souhaitant mettre sur le marché de la viande ou du lait issus …

Petit rappel : 5 juillet 1996, naissance de la brebis Dolly, premier mammifère né par clonage ;  20 février 1998, la première génisse clonée a vu le jour : Marguerite. Mais qu’en est-il aujourd’hui de la consommation de ces animaux clonés ? L’Europe impose à tout agriculteur, souhaitant mettre sur le marché de la viande ou du lait issus d’un animal cloné, de demander l’autorisation de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Cependant, aucune réglementation n’encadre la commercialisation de viande et lait issus des descendants d’animaux clonés. Cela fait maintenant trois ans que le débat a été ouvert, avec le soutien des consommateurs,  entre les Etats et le Parlement Européen. Malheureusement, le 29 mars dernier, la présidence hongroise de l’Union Européenne a annoncé qu’aucun consensus n’a encore été trouvé en vue de l’interdiction de  la commercialisation de la viande et du lait de la descendance des animaux clonés.  Mais pourquoi est-ce si difficile de trouver un accord ? Les propositions furent pourtant multiples : interdire la commercialisation jusqu’à la cinquième génération de descendance clonée, ou encore, mettre en place une traçabilité totale et un étiquetage obligatoire pour les produits commercialisés issus d’animaux clonées ou de leur descendance. Cependant, ceci est apparu trop complexe à mettre en place pour la gestion des imports. En réalité, il semblerait que le problème de fond soit bien ce dernier : la crainte d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis car une interdiction de commercialisation de produits descendants d’animaux clonés entrainerait un rejet des importations transatlantique de viande et de lait. Ainsi, la commission européenne peut continuer à présenter des nouveaux textes pour tenter de faire accepter cette interdiction de commercialisation, mais encore une fois, cette nouvelle procédure pourrait prendre plusieurs années.

ParLa rédaction
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