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Process : Mytilimer dévoile sa solution innovante pour valoriser les moules sous-taille

Les moules sous-taille représentent entre 15% et 30% de la production de moules de Bouchot en France. Grâce au process innovant développé par Mytililab, filiale de Mytilimer, elles ont désormais matière à devenir une ressource bioéconomique. Avec cette méthode biotechnologique permettant de séparer et de valoriser la chair d’une part, et la coquille d’autre part, Mytilimer apporte une solution …

Process : Mytilimer dévoile sa solution innovante pour valoriser les moules sous-taille
Mytilimer a mis au point avec sa filiale Mytililab, appuyé par son département Recherche & Développement, un tout nouveau process breveté permettant de séparer la chair de la coquille : l’hydrolyse enzymatique.

Les moules sous-taille représentent entre 15% et 30% de la production de moules de Bouchot en France. Grâce au process innovant développé par Mytililab, filiale de Mytilimer, elles ont désormais matière à devenir une ressource bioéconomique.
Avec cette méthode biotechnologique permettant de séparer et de valoriser la chair d’une part, et la coquille d’autre part, Mytilimer apporte une solution économique et environnementale pour transformer durablement toute la filière mytilicole.

Un tout nouveau process breveté permettant de séparer la chair de la coquille

Les moules sous-taille, trop petites et donc non conformes à la commercialisation, sont aujourd’hui rejetées en mer ou sur l’estran.
Convaincu du potentiel de revalorisation de ce coquillage particulièrement riche en nutriments, Mytilimer, leader français de la mytiliculture, a mis au point avec sa filiale Mytililab, une méthode novatrice et prometteuse.
Appuyé par son département Recherche & Développement, le groupement de mytiliculteurs a élaboré un tout nouveau process breveté permettant de séparer la chair de la coquille : l’hydrolyse enzymatique. Ce procédé consiste en une réaction chimique d’eau et d’enzymes qui va séparer les deux parties de la moule pour former un hydrolysat de chair d’une part, et en ressortir des coquilles propres d’autre part.
Alors que les moules sous-taille rejetées dans l’estran de la Baie du Mont Saint-Michel provoquent des nuisances visuelles, olfactives et une pollution microorganique, Mytililab répond à de multiples enjeux. Tout d’abord environnementaux : en gérant les ressources, en préservant la qualité de l’eau et en supprimant les désagréments causés par les rejets des moules ; Sociétaux : en évitant les pertes et en valorisant la matière première ; bien sûr économiques : en favorisant une économie circulaire et locale et en ouvrant de nouveaux marchés, des débouchés et des emplois à la clé ; Mais aussi réglementaires : en répondant aux contraintes réglementaires à venir et en faisant évoluer le traitement des déchets mytilicoles.

Objectif : mettre 1500 tonnes de moules au profit d’une nouvelle bio-économie

Grâce à ce procédé unique, Mytilimer est désormais en mesure de dynamiser l’ensemble de la filière mytilicole. Dans un premier temps, l’objectif est de traiter et trier 330 tonnes de moules sur son site pilote au service de différents secteurs : Filtré puis conditionné, le liquide de chair hydrolysée de moules se destine à l’alimentation animale : une diversification alimentaire riche en protéines qui intéresse les secteurs de l’aquaculture, la pêche et loisir et le petfood. Les coquilles de moules sous-taille, une fois broyées selon différentes granulométries, pourraient être utilisées dans le bâtiment, les matières renouvelables (bioplastiques), l’agriculture (amendement des sols) ou l’alimentation animale.

Perspectives et premier site pilote en juin 2020

Mytilimer mettra en place un site pilote dans la baie du Mont-Saint-Michel en juin 2020 et se donnera deux ans pour ouvrir une usine permettant de traiter 1500 tonnes de produit.
Un objectif à 2022 qui permettra de structurer la filière mytilicole dans le souci continu d’une politique environnementale et sanitaire.
Mais s’il ne concerne que la filière moule à l’heure actuelle, le process pourrait aussi s’appliquer à d’autres coquillages et pourrait s’avérer une réponse plus globale sur l’étendue de la filière conchylicole.

ParLa rédaction
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