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Quel avenir pour la luzerne déshydratée ?

La luzerne déshydratée, sous forme de granulé, est un substitut avantageux au tourteau de soja dans l’alimentation animale. Tout aussi efficace que ce dernier, elle permet d’assurer des apports en protéines certifiées non OGM, tandis que le tourteau de soja est à 80% importé du Brésil, de Chine et des Etats-Unis et que seulement 1/5ème de ce soja est …

La luzerne déshydratée, sous forme de granulé, est un substitut avantageux au tourteau de soja dans l’alimentation animale. Tout aussi efficace que ce dernier, elle permet d’assurer des apports en protéines certifiées non OGM, tandis que le tourteau de soja est à 80% importé du Brésil, de Chine et des Etats-Unis et que seulement 1/5ème de ce soja est certifié non OGM.
A l’heure où Carrefour lance son étiquetage « Nourri sans OGM, garanti à 99,1% », il serait dommage de ne plus exploiter la luzerne. Or, ce risque est bien réel ! En effet, dans les années 80, l’Europe proposait une subvention aux usines de déshydratation : 68€ / T produite. En 2006, cette aide a été diminué de plus de moitié, atteignant les 33€ / T. Enfin, après la récolte 2011, cette aide devrait être supprimée. Par conséquent, malgré le faible impact environnemental de la production de luzerne (2 fois moins de surface de culture nécessaire que pour le soja, enrichissement azoté et restructuration du sol, besoins restreints en produits phytosanitaires, etc.) et la production importante de luzerne déshydratée en France (800 000 T en 2010, deuxième producteur après l’Espagne), les 200 usines de déshydratation (1 500 emplois) qui étaient jusqu’à présents subventionnées par la PAC voient un avenir sombre se profiler.

ParLa rédaction
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