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Taxe soda : au tour des boissons énergisantes d’être pointées du doigt !

Alors que la plus grande cohue règne autour de la taxe soda et qu’elle est déclinée en à peu près autant de versions que de députés à l’Assemblée, une quarantaine d’entre eux, adhérant à l’UMP, vient de déposer un nouvel amendement au projet de loi sur les Finances.

Alors que la plus grande cohue règne autour de la taxe soda et qu’elle est déclinée en à peu près autant de versions que de députés à l’Assemblée, une quarantaine d’entre eux, adhérant à l’UMP, vient de déposer un nouvel amendement au projet de loi sur les Finances. Après les boissons light qui seront peut-être concernées par la taxe, cette fois ce sont les boissons énergisantes qui sont pointées du doigt.

Les députés souhaiteraient augmenter considérablement le montant de la taxe sur ces boissons en particulier. Ainsi, alors qu’elle a été évaluée à 7,16€ par hectolitre pour les boissons sucrées, ils ont proposé une taxe plus de sept fois supérieure, à 50€ par hectolitre pour les boissons énergisantes !

Les boissons concernées seraient celles contenant plus de 220 mg de caféine ou de 420 mg de taurine par litre.

 

Pourtant, les boissons énergisantes étaient déjà concernées par la taxe soda, mais au même niveau que les autres boissons sucrées. Il semblerait que cela ne suffise pas à ces députés. Selon le député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, le renchérissement de la taxe sur ces boissons permettrait de rapporter à l’Etat « jusqu’à 20 millions d’euros par an » de plus.

  • Mais pourquoi cibler ces boissons en particulier ?

Le groupe de députés à l’origine de l’amendement a tenu à souligner que près de 45 millions de litres de ces boissons sont consommés chaque année dans l’hexagone. Ils espèrent donc en augmentant la taxe « dissuader les consommateurs – souvent des adolescents – de consommer à l’excès des boissons énergisantes, riches en caféine et/ou taurine, qu’ils mélangent fréquemment avec de l’alcool ». Cette mesure serait donc en faveur de la santé publique, une fois de plus. Richard Mallié a ajouté que « l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments a émis à plusieurs reprises des avis confirmant que ces boissons ne présentaient aucun intérêt nutritionnel ».

Aucun doute que les industriels du secteur concernés répondront prochainement. Affaire à suivre, donc.

ParLa rédaction
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