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Robotique : ABB veut faire basculer les usines agroalimentaires vers le 4.0.

Fournisseur de robots industriels, de logiciels de robots, d’équipements et de solutions complètes d’application, ABB aide à optimiser les industries dans leur productivité, à améliorer la qualité de leurs produits et à garantir la sécurité de leurs employés. Présent dans 53 pays, ABB a déjà fourni plus de 300 000 robots dans le monde. Quel est son regard sur …

Robotique : ABB veut faire basculer les usines agroalimentaires vers le 4.0.
ABB aide à optimiser les industries dans leur productivité, à améliorer la qualité de leurs produits et à garantir la sécurité de leurs employés. ABB a déjà fourni plus de 300 000 robots dans le monde.

Fournisseur de robots industriels, de logiciels de robots, d’équipements et de solutions complètes d’application, ABB aide à optimiser les industries dans leur productivité, à améliorer la qualité de leurs produits et à garantir la sécurité de leurs employés. Présent dans 53 pays, ABB a déjà fourni plus de 300 000 robots dans le monde. Quel est son regard sur la place de la robotique dans l’industrie agroalimentaire dans les années à venir ? Des éléments de réponses avec Serge Nadreau, responsable de l’activité robotique ABB sur la France.

Pouvez-vous nous donner tout d’abord votre définition de la robotisation par rapport à l’automatisation?

Serge Nadreau : La robotique, c’est de l’automatisation dont la flexibilité est adaptée à l’environnement. Le robot est capable de changer son comportement en fonction de différents facteurs et paramètres. Le robot apporte de la flexibilité, de l’intelligence dans son comportement et dans ses tâches grâce à l’analyse de son environnement.

Selon les derniers chiffres parus, les ventes de robots industriels ont augmenté de 31% dans le monde, soit un nouveau record de 387 000 unités en 2017. Plus de 19% dans l’industrie alimentaire. Que vous inspirent ces chiffres?

S. N. : En effet, ces chiffres explosent et sont tirés par les marchés asiatiques. Mais l’Europe participe aussi à la croissance avec + 10% en 2017. Cela est significatif des besoins d’automatisation dans tous les secteurs industriels. Le secteur de l’agroalimentaire n’y échappe pas avec des normes de plus en plus strictes et une concurrence accrue. Parallèlement, l’arrivée de nouvelles technologies facilite l’installation de la robotique. Ces dernières ne vont cesser de se développer.

Comment le groupe ABB participe-t-il à la robotisation de l’industrie agroalimentaire ? Et comment se démarque-t-il?

S. N. : ABB a choisi de développer une gamme de robots spécifiques à l’agroalimentaire capables de travailler sur les trois principaux process que nous appelons les «3 P», à savoir le Picking (Je prends le chocolat et le mets dans la boîte), le Packing (Je mets la boîte dans le carton) et le Palletizing (Je mets le carton sur la palette).
Pour faire ces opérations, ABB a développé des robots dotés de mécaniques différentes avec quatre axes, capable de faire un travail de très grande précision à des cadences élevées, et possédant des fonctionnalités logicielles adaptées à l’agroalimentaire.

Quels sont les avantages de robotiser son industrie aujourd’hui?

S. N. : Les industriels, notamment dans l’agroalimentaire ont pour principales préoccupations la sécurité, la traçabilité, le respect des normes et les performances. Lorsque l’on souhaite répondre à ces préoccupations, l’automatisation et la robotique apportent des solutions fiables. Pour exemple, en terme de flexibilité, une voiture change de modèle tous les 7ans. Chez Danone, on change de produits tous les trois mois ! Il y a donc un besoin de réactivité, de reprogrammation rapide de l’outil de production. La robotique est intéressante pour cette flexibilité. Un robot est programmable, c’est une mécanique. Non seulement il est capable de faire une tâche répétitive mais il va également intégrer les informations de son environnement.
Avec les robots, la numérisation entre dans la l’unité de fabrication. Ce n’est pas seulement un bras mécanique qui fait l’opération mais également des données de traçabilité que l’on stocke dans le Cloud.
Enfin, l’industriel qui souhaite intégrer la robotique dans son process, doit savoir que son retour sur investissement sera de l’ordre d’une année.

Outre ses avantages, pouvez-vous donner trois bonnes raisons d’investir dans la robotiqu?

S. N. : Pour la performance, la qualité et la réduction de la pénibilité des tâches. Mais aussi la dynamique de l’outil de production et sa capacité à produire et s’adapter à la demande client rapidement.

Comment voyez-vous évoluer la robotisation dans l’industrie agroalimentaire dans les années à venir?

S. N. : La robotisation va aller vers toujours plus de simplicité. Le fait d’avoir des solutions digitales associées à la robotique va permettre d’intégrer plus facilement, davantage de souplesse. Mais nous n’en sommes qu’au début. Dans l’agroalimentaire, on travaille encore beaucoup sur la ligne de fabrication. La digitalisation et les possibilités techniques vont permettre de changer les modes de fabrication des produits. Aujourd’hui, le client veut des produits personnalisés, jusqu’à l’unité. L’intégration de la robotique va donc permettre de travailler de plus en plus sur la personnalisation des produits. Les industries vont donc adapter leurs outils de production à la demande.

Quelle sera l’évolution d’ABB dans ce domaine?

S. N. : ABB va continuer d’apporter des solutions de digitalisation pour faire basculer les usines agroalimentaire vers le 4.0.

Usine du futur, digitalisation, numérisation, intelligence artificielle… au final, le robot va-t-il remplacer l’homme ? Quelle sera alors la place de l’homme dans cette industrie robotisée?

S. N. : On tend vers une robotisation toujours plus importante de l’industrie qui tiendra compte de l’évolution des tâches confiées aux opérateurs vers moins de pénibilité de celles-ci. Le robot ne remplacera pas l’homme pour autant. La robotique collaborative va donc continuer de se développer. Le robot travaillera avec l’opérateur et fera grandir son rôle et sa valeur dans le process de fabrication. Ainsi, les profils et les compétences de ces derniers vont évoluer. Il faut savoir que 70% des métiers d’aujourd’hui n’existaient pas il y a 30 ans ! De nombreux autres métiers vont donc continuer à se créer !

Propos recueillis par Nathalie DELMAS

Plus d’informations sur ABB ICI

ParLa rédaction
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