Soufflet envisage de stopper son activité sur le site d’Arcis-sur-Aube
Soufflet envisage la cessation d’activité du site d’Arcis-sur- Aube et le transfert de la production sur d’autres sites en France : construite il y a près de cinquante ans cette unité de production ne permet plus de répondre aux cahiers des charges des clients brasseurs.
Le secteur de la malterie se caractérise par une forte concentration des clients brasseurs (les 3 principaux représentent 45% du marché) qui opèrent dans une économie mondialisée. Par ailleurs, à l’échelle mondiale, la production de malt stagne alors que la concurrence est toujours plus importante entre les cinq premiers malteurs mondiaux parmi lesquels Malteries Soufflet. Pour sauvegarder sa compétitivité, Malteries Soufflet a mis en oeuvre depuis plusieurs années de nombreuses mesures d’optimisation : réduction de la consommation énergétique, maîtrise des coûts d’entretien, amélioration des rendements, déploiement du lean manufacturing.
Un projet de cessation d’activité et de transfert de la production
Malteries Soufflet étudie donc toutes les possibilités pour sauvegarder son haut niveau de compétitivité. Dans ce cadre, il est envisagé de cesser l’activité de la malterie d’Arcis-sur-Aube et de transférer les volumes de production de ce site vers ceux de Nogent-sur-Seine, de Pithiviers et de Rouen. La capacité de production de malt de Malteries Soufflet en France serait ainsi maintenue.
Un outil obsolète
Le choix de la malterie d’Arcis sur Aube repose sur plusieurs critères : – L’obsolescence de l’outil de production qui date de 1962 et de 1968, – La faible capacité des deux lignes de production, – Des coûts de production très élevés, – L’inadaptation du site aux standards qualités des clients brasseurs. – Des coûts très importants de remise aux standards.
Des propositions de reclassement
La cessation d’activité du site d’Arcis-sur-Aube entraînerait la suppression de 22 postes tandis que les transferts de production impliqueraient la création de 3 postes à Nogent sur Seine et de 3 postes à Rouen. Malteries Soufflet va proposer à chaque collaborateur concerné par la cessation de l’activité des solutions de reclassement au sein du groupe.
A ce jour seront proposés :
– 17 postes au sein des malteries françaises
– environ 50 postes dans les autres activités.
En complément, des actions de formation d’adaptation et d’aide à la mobilité seraient mises en oeuvre autant que nécessaire pour favoriser ces reclassements. Pour les salariés qui, malgré ces propositions de reclassement interne, seraient contraints de quitter le Groupe, un accompagnement personnalisé et des mesures sociales adaptées seraient alors mis en place pour leur permettre de trouver une solution professionnelle pérenne. Les personnes concernées et les collaborateurs de Malteries Soufflet ont été informés de ce projet le vendredi 7 octobre. Un dialogue avec les Instances Représentatives du Personnel est en cours. Il a été précisé à cette occasion, qu’étudié depuis plusieurs mois, ce projet n’était pas lié à la mauvaise moisson de cet été. Il s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de continuer à développer un outil industriel performant pour répondre aux exigences de ses clients.
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