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PPE3 : Une nouvelle trajectoire énergétique stratégique pour l’industrie agroalimentaire

Le Gouvernement vient de publier la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) qui fixe la stratégie énergétique de la France pour la période 2026-2035 et trace la trajectoire vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Alignée sur la Stratégie nationale bas carbone et l’Accord de Paris, la PPE3 repose sur trois priorités : souveraineté énergétique, décarbonation et compétitivité des …

PPE3 : Une nouvelle trajectoire énergétique stratégique pour l’industrie agroalimentaire
Pour l’agroalimentaire, la PPE3 constitue ainsi un cadre structurant pour conjuguer performance économique, sécurité énergétique et transition bas carbone.

Le Gouvernement vient de publier la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) qui fixe la stratégie énergétique de la France pour la période 2026-2035 et trace la trajectoire vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Alignée sur la Stratégie nationale bas carbone et l’Accord de Paris, la PPE3 repose sur trois priorités : souveraineté énergétique, décarbonation et compétitivité des prix.

Pour les professionnels de l’agroalimentaire, cette feuille de route est loin d’être théorique. Secteur fortement consommateur d’électricité, de chaleur et de froid, l’industrie alimentaire est directement concernée par l’électrification massive des usages prévue d’ici 2035, avec une demande nationale estimée à 618 TWh. La montée en puissance d’une production électrique décarbonée (650 à 693 TWh en 2035 contre 458 TWh en 2023) et la réduction des énergies fossiles (330 TWh contre 900 TWh) constituent un levier stratégique pour sécuriser l’approvisionnement énergétique des sites industriels.

La relance du nucléaire, le développement de l’éolien en mer (15 GW en 2035), l’essor du photovoltaïque (jusqu’à 80 GW) et le renforcement de l’hydroélectricité visent à stabiliser les coûts à moyen terme, un enjeu clé pour la compétitivité des transformateurs et des producteurs. En parallèle, la progression du biométhane, des biocarburants, de l’hydrogène et de la chaleur renouvelable ouvre des perspectives concrètes pour décarboner les process thermiques, la logistique et le froid industriel.

Enfin, la clause de revoyure en 2027 et le plan national d’électrification annoncé offrent de la visibilité aux industriels pour planifier leurs investissements. Pour l’agroalimentaire, la PPE3 constitue ainsi un cadre structurant pour conjuguer performance économique, sécurité énergétique et transition bas carbone.

ParLa rédaction
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