Les protections nécessaires pour travailler dans le secteur agroalimentaire
L’industrie agroalimentaire est soumise à des exigences particulièrement strictes en matière d’hygiène et de sécurité. Chaque jour, ce sont des milliers de professionnels qui manipulent des denrées alimentaires, utilisent des machines parfois dangereuses et évoluent dans des environnements où le respect des règles sanitaires s’avère essentiel. Pour limiter les risques d’accident, protéger la santé des salariés et garantir la …
L’industrie agroalimentaire est soumise à des exigences particulièrement strictes en matière d’hygiène et de sécurité. Chaque jour, ce sont des milliers de professionnels qui manipulent des denrées alimentaires, utilisent des machines parfois dangereuses et évoluent dans des environnements où le respect des règles sanitaires s’avère essentiel.
Pour limiter les risques d’accident, protéger la santé des salariés et garantir la qualité des produits destinés aux consommateurs, le port d’équipements de protection individuelle (EPI) est souvent nécessaire, parfois obligatoire. Mais quels sont les équipements indispensables dans ce secteur ? Quels risques permettent-ils de prévenir ? Faisons le point sur les protections à connaître pour travailler dans l’agroalimentaire.
Pourquoi les EPI sont-ils indispensables dans l’industrie agroalimentaire ?
Les professionnels de l’agroalimentaire sont confrontés à plusieurs catégories de risques. Certains sont liés aux conditions de travail, d’autres concernent directement l’hygiène alimentaire. Dans les ateliers de production, les salariés peuvent être exposés à :
- des sols humides ou gras favorisant les glissades ;
- des températures extrêmes dans les chambres froides ou les zones de cuisson ;
- des coupures lors de la manipulation d’outils tranchants ;
- des projections de produits de nettoyage ou de substances chimiques ;
- des chocs, coupures ou écrasements liés à l’utilisation de machines industrielles ;
- des risques de contamination des aliments.
Les équipements de protection individuelle jouent donc un double rôle : protéger les travailleurs tout en préservant la sécurité sanitaire des produits alimentaires.
La protection des pieds : un élément essentiel dans l’industrie agroalimentaire
Les pieds figurent parmi les parties du corps les plus exposées dans l’industrie agroalimentaire. Les risques de chute sont fréquents en raison de la présence d’eau, de graisse ou de résidus alimentaires au sol. Dans ces environnements humides ou glissants, le port de chaussures adaptées s’avère indispensable pour limiter les risques d’accident. Pour découvrir les modèles conçus pour répondre aux contraintes spécifiques du secteur agroalimentaire, cliquez ici.
Les chaussures ou bottes de sécurité utilisées dans ce secteur doivent présenter plusieurs caractéristiques :
- une semelle antidérapante adaptée aux environnements humides ;
- une résistance à l’eau et aux produits de nettoyage ;
- un confort suffisant pour les longues journées de travail ;
- une facilité de nettoyage afin de respecter les exigences d’hygiène.
Selon les postes occupés, une protection renforcée contre les chocs ou l’écrasement pourra également être nécessaire. Les chaussures de sécurité sont généralement certifiées EN ISO 20345, tandis que certains postes peuvent être équipés de chaussures professionnelles conformes à l’EN ISO 20347 lorsque la protection contre les chocs n’est pas requise.
Les vêtements de protection et les exigences d’hygiène
Dans l’agroalimentaire, la tenue professionnelle ne sert pas uniquement à protéger le salarié. Elle constitue aussi une barrière contre les contaminations. Les opérateurs portent généralement :
- une blouse, une veste de travail ou une combinaison ;
- un pantalon de travail ;
- une charlotte ou une coiffe couvrant les cheveux, voire un protège-barbe ;
- un tablier de protection
- des surchaussures dans certaines zones sensibles.
Ces équipements permettent d’éviter que des cheveux, poussières, particules extérieures ou autres contaminants ne se retrouvent au contact des aliments.
Dans les chambres froides et les zones réfrigérées, des vêtements thermiques peuvent également être nécessaires afin de protéger les opérateurs contre les effets du froid lors des expositions prolongées.
La protection des mains : un enjeu majeur
Les mains sont particulièrement sollicitées dans les métiers de l’agroalimentaire. Elles sont exposées aux coupures, aux brûlures, au froid ou encore aux produits chimiques utilisés lors des opérations de nettoyage.
Gants anti-coupure conformes à l’EN 388 pour les métiers de découpe, gants isolants contre le froid dans les chambres frigorifiques, gants de protection chimique répondant à l’EN ISO 374 lors des opérations de désinfection… Chaque tâche nécessite un équipement correspondant précisément au risque identifié. Dans les activités impliquant un contact direct avec les denrées, il convient également de s’assurer que les gants sont adaptés à un usage alimentaire.
Les protections auditives dans les environnements bruyants
Certaines zones de production agroalimentaire génèrent des niveaux sonores élevés, notamment à proximité des lignes de conditionnement, des convoyeurs, des systèmes de ventilation ou de certaines machines de transformation. Lorsque l’exposition au bruit le justifie, des bouchons d’oreilles ou des serre-têtes antibruit peuvent être nécessaires afin de préserver l’audition des salariés.
Ces équipements relèvent généralement de la norme EN 352, qui encadre les exigences applicables aux protections auditives.
La protection respiratoire et oculaire dans certaines situations
Tous les postes de l’agroalimentaire ne nécessitent pas une protection respiratoire ou des lunettes de sécurité, mais certaines activités peuvent l’exiger. Prenons l’exemple des opérations de nettoyage industriel au cours desquelles les salariés peuvent être exposés à des aérosols ou à des produits chimiques susceptibles d’irriter les voies respiratoires. Dans ce contexte, l’employeur doit mettre à disposition des masques filtrants adaptés, des lunettes de protection contre les projections ou encore des écrans faciaux pour certaines interventions.
Quelles sont les obligations de l’employeur ?
Le Code du travail impose à l’employeur d’évaluer les risques professionnels présents dans l’entreprise et de mettre en place les mesures de prévention adaptées. Lorsque les risques ne peuvent être suffisamment réduits par des protections collectives, les équipements de protection individuelle deviennent obligatoires.
L’employeur doit alors :
- fournir gratuitement les EPI nécessaires ;
- veiller à leur conformité ;
- former les salariés à leur utilisation ;
- assurer leur entretien ou leur remplacement lorsque cela est nécessaire.
Les salariés ont également l’obligation d’utiliser correctement les équipements mis à leur disposition et de signaler toute dégradation pouvant compromettre leur efficacité.
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